Heavy Rain – PS3

19 mars 2013, par , Pas de commentaires

Les avis sur Heavy Rain sont mitigés, chef-d’œuvre de narration pour certains ou déni du jeu vidéo pour d’autre, une chose est sûre l’héritier de Fahrenheit a fait parler de lui et les ambitions de David Cage lui ont sûrement permis de se faire connaître. Quantic Dream est t’il parvenu à réconcilier la puissance narrative du cinéma avec les interactions caractéristiques d’un jeu vidéo ? Nous vous donnons la réponse !

Ethan Mars est un architecte, marié et père de deux enfants vivant dans une belle villa lumineuse aux courbes épurées. Il aspire à une vie calme et sereine jusqu’au jour où un drame familial le plonge en pleine déprime et brise net ses espoirs de vie bien rangée. Deux ans plus tard, il a divorcé et partage la garde de son dernier fils : Shaun . Depuis il tente de renouer des liens avec son enfant, mais un jour le petit se fait enlever comme beaucoup d’enfants à cette période. Il serait une potentielle victime du “tueur aux origamis” dont ses proies sont des enfants de huit à treize ans. C’est alors qu’Ethan et trois autres protagonistes Heavy Rain Ethan et son fils en voiture sont plongés dans un contre-la-montre avant que Shaun soit noyé. Parmis ces trois protagonistes nous avons : Norman Jayden, un profiler du FBI envoyé sur les lieux pour renforcer l’équipe d’investigation, il dispose pour mener à bien sa mission d’un outil expérimental, l’ARI. Ce sont des lunettes lui permettant d’analyser les scènes de crime par réalité augmentée, il est également dépendant à la triptocaïne (un psychotrope). Madison Paige, une journaliste qui se retrouve par hasard sur la piste du tueur, insomniaque, elle se réfugie souvent dans les hôtels pour trouver le sommeil, c’est une personne déterminée et courageuse qui risque souvent sa vie pour ses articles. Et Scott Shelby est un détective privé engagé par les familles des victimes ; il est asthmatique. Chacun sera amené à se demander jusqu’où il est prêt à aller…

Heavy Rain laisse croire au joueur qu’il est maître de ses choix, mais quand on essaye de débloquer les dix-huit fins différentes, la limite du jeu est clairement visible. En effet, les choix sont en fin de compte très restreints et les soi-disantes morts des héros ne peuvent intervenir qu’à des moments précis. Chaque action correspond à un QTE, même si cela coïncide bien au genre du film interactif aux bouts de quelques heures, le manque de liberté se fait ressentir. A noter que quelques anachronismes et incohérences se trouvent dans le scénario comme les lunettes futuristes de Norman, ou bien que Madison puisse trouver de puissants antidouleurs dans un simple placard. Heavy Rain Madison au réveil Alors qu’ Heavy Rain se veut réaliste, il en résulte une immersion légèrement amoindrie. Le jeu commence lentement pour laisser le temps au joueur de s’attacher aux personnages, puis plus nous nous engageons dans l’histoire plus le mystère s’installe, les scènes d’action de plus en plus présentes nous mettent à l’épreuve en sollicitant nos réflexes, ce qui nous amène par manque de réactivité à recommencer les missions plusieurs fois. En effet, un léger moment d’adaptation est nécessaire car les contrôles sont plutôt inhabituels : le joueur dirige le regard du personnage avec le stick gauche, lequel révèle les interactions possibles avec l’environnement et détermine l’orientation de ses déplacements (initiés avec la touche R2). L’environnement, parlons-en, ce dernier est doté d’un tas d’actions inutiles dans le but de rendre l’aspect cinématographique plus profond, ainsi nous pouvons boire une bière, regarder la télé, etc. Les possibilités d’interaction sont matérialisées par des icônes qui symbolisent l’action à accomplir avec le stick droit, les boutons ou le détecteur de mouvements de la manette. Comme vous l’avez remarqué, il est nécessaire de posséder une manette Sixasis ou le Playstation Move.

Les graphismes sont soignés et beaux, les textures sont lissées mais restent propres, les jeux de lumière sont très réussis et les paysages pluvieux de la côte Est des États-Unis sont correctement représentés. Les seuls défauts remarquables viennent des personnages qui Heavy Rain Bracage ressemblent à des mannequins en plastique et les icônes d’interaction qui sont légèrement floues. Les musiques, sons et doublages sont d’une rare qualité, elles plongent le joueur dans une atmosphère spécifique que le studio souhaitait implanter, pari réussi. Quelques moments de stress surviennent quand il le faut, l’adrénaline est bien présente grâce à l’ambiance du jeu. Dans Heavy Rain, le joueur devra s’impliquer émotionnellement pour profiter pleinement du scénario dramatique, qui est très bien ficelé. Une vraie intrigue s’installe et au fur et à mesure des missions, la question se pose : mais qui est le tueur aux origamis ?

En conclusion :

17/20 Graphisme : Les graphisme sont beaux, les environnements sont bien représentés et les textures sont lissées mais restent propre, en revanche les personnages ressemblent à des mannequins en plastiques et les icônes d’interactions sont légèrement floues.

18/20 Bande son : Les musiques sont immersives, les sons et doublages sont très réussis, ils nous plongent dans l’ambiance si spéciale du jeu.

15/20 Jouabilité : Heavy Rain nous offre une ambiance unique, il nous laisse faire nos choix pour avancer dans le scénario mais ceux-ci se trouvent très restreint, ce qui nous montre les limites du jeu.

17/20 Scénario : Le scénario est très bon, l’intrigue tient jusqu’à la fin, l’histoire montre de nombreux rebondissements, le dramatisme des scènes peut nous mettre les larmes aux yeux.

15/20 Durée de vie : La durée de vie est de dix heures de jeu mais elle peut être augmentée en essayant de débloquer un total dix-huit fins différentes.

Note générale : 17/20

Heavy rain est un jeu proposant une expérience unique. Hybride entre les jeux vidéo et les films, il ne sera pas aux goûts de tous. David Cage a peut-être été trop  ambitieux en ce qui concerne le jeu. En effet, les choix restent très restreints et l’incidence de ces derniers sur le scénario peut paraître insuffisante. D’autre part, les QTE entravent quelques moments de liberté qui auraient pu être appréciable. Malgré tout, cela reste une superbe histoire, haletante, humaine et crédible.

A propos de l'auteur:

Gamer de 15 ans, à l'affût de toutes les nouvelles news autours du gaming, joueur régulier sur PS3.

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