MGR Revengeance

Metal Gear Rising : Revengeance – Xbox 360

21 mars 2013, par , Pas de commentaires

A l’instar d’un certain survival-horor devenu action-horor, une vieille licence abandonne ses galons d’action/infiltration pour devenir un hack n slash aussi rythmé que nerveux. Eh oui, oubliez la boite en carton et la discrétion, membres de Fox Hound, et foncez avec votre Katana découper des cyborgs ! Bienvenue dans Metal Gear Rising.

Le mode Katana peut mettre un point faible de l’ennemi en surbrillance. tranchez le et…

Les bonnes licences de jeux vidéo ont la vie dure en ce moment. Entre Tomb Raider et DMC qui s’offrent un reboot et les sagas qui changent de genre, tel Resident Evil qui abandonne son côté angoissant en nous forçant à compter nos balles pour finalement nous inciter à éclater du zombie avec des munitions qu’on trouve à chaque coin de rue… eh bien Metal Gear Rising n’y a pas échappé et fait pareil. Kojima passe le flambeau à ses élèves et le jeu change de style. Terminé Snake et sa boite en carton, place à Raiden et son Katana… bon ok, ne soyons pas mauvaise langue, on peut encore compter sur la boite en carton… mais moins souvent. Metal Gear Rising est donc non pas un jeu d’Action Infiltration où le but sera de se frayer un chemin dans des décors sombres en tentant de se faire le moins voir possible, mais un Hack and Slash bien nerveux, rempli d’ennemis cybernétiques à découper en rondelles. Si les fans de la première heure bouderont le jeu et attendront patiemment MGS5 (déjà annoncé), les autres tenteront peut-être l’expérience et constateront que le jeu n’est pas si mal que ça. Ni trop simple, ni trop dur, la prise en main est simple et on comprend bien vite comment réagir à quelle situation. Deux boutons pour attaquer, un bouton pour sauter, un bouton d’interaction, un bouton pour les “armes secondaires” (autrement dit les armes à feu/grenades/cartons (je vous avais dit qu’ils n’ont pas été abandonnées), un bouton pour la course ninja (en gros, vous foncez et Raiden franchis tout seul les obstacle), ah et il y a aussi un bouton pour le mode Katana qui consiste à ce que Raiden tranche, tranche et tranche encore un ennemi, parfois en visualisant un point faible d’où il extraira une “nanopate de régénération”… de façon bien gore, s’il vous plait.

 

Raiden

Si on se place dans le dos des ennemis ou en hauteur, on peut les tuer d’un coup.

Parlons un peu de l’histoire. Ceux qui ont fini Metal Gear Solid 4 savent déjà plus où moins où en est l’intrigue : les Patriotes ne sont plus, le monde apprend à vivre par lui même mais rien ne change vraiment car la guerre est toujours le meilleur moyen de se remplir les poches. Raiden, qui est devenu un cyborg (ça fait pas de mal de le rappeler par moment), travaille comme garde du corps du gouvernement. On le retrouve dans une mission où il est sensé protéger le premier ministre… sauf que rien ne se passe vraiment comme il faut et le voila finalement en train de courir après un groupe terroriste qui ne demande qu’à vivre de la guerre. Après une mise à jour 2.0 pour être apte à lutter contre ses ennemis surpuissants, Raiden va se lancer dans une aventure qui décidera peut être de son destin tout comme celui du monde. Dans le fond, le background de Metal Gear est respecté, tout comme ce qui fait son intérêt. Un monde qui vit toujours autant de la guerre, une technologie militaire avancée, une pseudo philosophie pour dire “la guerre c’est mal, ya des gens qui meurent” et des clins d’oeils sur les anciens opus de la franchise de temps en temps. On a déjà évoqué le carton, on peut évoquer le célèbre point d’exclamation avec le bruitage d’alerte quand un ennemi repère Raiden, le codec (qui ne servira guère qu’à appeler votre patron pour comprendre comment affronter un boss retord, à sauvegarder, à lancer les épreuves VR et à optimiser votre personnage à la manière dont vous achetiez de l’équipement à Drebin dans MGS4).

Les missions VR serviront de tuto, mais aussi de défi

 Ne soyons pas mauvaise langue sous prétexte que Metal Gear Rising sors du lot de la saga : c’est un bon jeu… pour un épisode qui se finit en 10 heures. Eh oui, c’est toujours comme ça : quand c’est bon, c’est court. Des graphismes magnifiques profitant d’un jeu de lumière à couper le souffle, une musique rythmée pour accompagner des combats à base de QTE réactifs et de membres qui volent dans tous les sens pendant que Raiden extrait ce qui ressemble à des organes bleus du corps de ses ennemis afin de se régénérer (WTF ?)… 10 heures si vous décidez de “rusher” les 7 chapitres afin de voir la fin de l’histoire. Si vous en voulez plus, vous pouvez partir en quête des dossiers des patriotes stockés dans les bras des cyborgs que vous tailladez joyeusement, vous pouvez rechercher les ennemis planqués dans des boites en carton (eh oui, encore ces cartons), vous avez aussi quelques missions VR éparpillées à travers le jeu… et la possibilité de tenter un mode de difficulté plus compliqué.

En conclusion :

18/20 Graphisme : C’est beau, c’est lisible, ce n’est pas en retard sur son temps. Il n’y a rien à dire, côté graphisme, les capacités de la console sont bien exploitées.

17/20 Bande son : Quoi de mieux qu’une musique qui bouge dans un Hack and Slash nerveux ? On se prendra plus d’une fois à bouger la tête en rythme au point d’oublier qu’on est sensé appuyer sur des boutons pour trancher les ennemis.

15/20 Jouabilité : Ça aurait pu être mieux. La parade est trop aléatoire (il faut appuyer sur le bouton d’attaque quand un ennemi se prépare à nous frapper plutôt qu’avoir un bouton attribué pour une posture défensive), la caméra va parfois voir ailleurs plutôt que se focaliser sur l’ennemi qu’on est sensé affronter (un verrouillage aurait d’ailleurs été bien), mais la prise en main reste simple et correcte.

18/20 Scénario : La guerre, l’économie de guerre et la philosophie ont toujours été les grands thèmes de Metal Gear. Trois grands thèmes qu’on retrouve mêlés avec brio dans un scénario qu’on jugera quand même trop court. Ajoutez à ça l’humour façon Kojima avec un ou deux clins d’œil aux précédents opus et voila. C’est pas parce que Hideo ne contrôle plus rien qu’on ne retrouvera pas un Metal Gear façon Kojima.

12/20 Durée de vie : 10 heures pour finir le jeu une première fois en fonçant direct vers votre objectif. Un peu plus si vous êtes amateur de défi et aimez fouiller les décors de fond en comble pour trouver chaque item caché, compléter chaque mission, finir en difficulté Revengeance et optimiser votre personnage.

Note générale 16/20

Cet opus un peu hors norme est plutôt réussi. Quelques imperfections par-ci par-là, une durée de vie un peu faiblarde, mais c’est fun, on retrouve la griffe de Kojima, on jouit de la musique et de l’image et on se dit qu’on aurait aimé que ça dure un peu plus.

A propos de l'auteur:

J'aime partager mes passions avec les gens. Je suis chargé de vous apporter des news toutes fraiches et des tests de jeux vidéo. Je me chargerais des consoles de jeu en général.

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