Resident Evil 6 – PS3

8 mars 2013, par , Pas de commentaires

Développé et édité par Capcom, Resident Evil 6 (ou Biohazard 6 au Japon) est comme son nom l’indique le sixième opus de la série. D’abord survival-horror puis action-horror, la licence s’adapte à un public toujours plus nombreux au détriment des anciens fans de la série. Trois ans après Resident Evil 5 qui a été beaucoup critiqué, Capcom se devait d’innover tout en restant dans l’esprit de la série. Un énorme défi pour l’une des plus grandes licences de cette société japonaise. Resident Evil 6 est-il aussi bon que ses prédécesseurs ? Nous vous donnons la réponse !

Quinze ans après l’accident de Raccoon City, le président des États-Unis Adam Benford, s’apprête à communiquer des détails sur ce regrettable incident, c’est à ce moment qu’il est victime d’une attaque bioterroriste le transformant en zombie. Dès lors, il charge Leon S. Kennedy (un ancien protagoniste de la série) et sa partenaire Helena Harper qui n’ont d’autres choix que de le tuer. Évidemment, ils sont poursuivis pour ce crime et cherchent à se cacher tout en partant à la chasse des coupables. imageAu même instant à Lanshiang en Chine, Chris Redfield et son coéquipier Piers Nivans sont confrontés à une attaque d’une grande ampleur, membres de la BSAA (Bioterrorism Security Assessment Alliance), ils tentent alors de maîtriser la situation et finiront par croiser le chemin de Jake Muller et Sherry Birkin. Ces derniers sont traqués par l’organisation à l’origine de ces attaques. Il semblerait que le sang de Jake soit immunisé contre le virus et pourrait servir de vaccin, mais il n’accorde pas sa confiance à Sherry qui serait à même de mettre un terme à ce massacre. Comme vous l’aurez remarqué, le jeu est découpé en quatre campagnes dont toutes les histoires sont différentes, une pour chaque binôme et une autre où l’on peut incarner le personnage d’Ada à débloquer plus tard ( à noter que la campagne d’Ada n’est jouable qu’en solo). Des interactions entre les campagnes peuvent permettre de jouer jusqu’à quatre en coop à ces moments-ci du jeu. Le tout totalise une trentaine d’heures, ce qui n’est pas négligeable.

Les environnements diffèrent les uns des autres, en effet on peut passer par exemple d’une grotte sombre à un bâtiment “clair “ou bien une rue apocalyptique. Aux quatre coins des maps, un grand nombre d’objets sont à ramasser ainsi que des caisses à casser et des coffres à ouvrir. La peur n’est pas aussi présente que dans les anciens opus de la série mais laisse place à une autre sensation : “l’adrénaline”. Le joueur peut entrer facilement dans la peau des personnages grâce à une immersion plutôt réussie, ces derniers possèdent leurs propres caractère bien distincts, ils sont également dotés d’attaques aux corps-à-corps qui diffèrent les unes des autres. Dès les premières heures, le jeu nous propulse dans le feu de l’action et au fur et à mesure des missions la difficulté augmente, a noter que la récurrence de certains objectifs gâche quelque peu le rythme des missions. Le gameplay est plutôt bon malgré le nombre de défauts, de fluidité des personnages, de bugs de caméra, d’actions répétitives qui viennent alourdir l’expérience vidéoludique du jeu.

Autant la campagne de Léon est très convaincante autant les autres campagnes ne correspondent plus tellement à l’aspect “horror” de la licence mais plus à un jeu d’action dans un univers chaotique. Les ennemis sont nombreux et rapides alors que les personnages eux sont plutôt lents. En solo l’IA de notre partenaire n’est pas assez aboutie, il ne sert qu’à réanimer et ne représente pas un grand soutien lors des combats. A propos des graphismes, les texture ne sont pas assez travaillées et la luminosité même augmentée au maximum est mal optimisée, dans certaines missions il est difficile de discerner quoi que ce soit. Le système d’écran splitté est trop petit, il nous empêche de voir les boutons d’action lorsqu’il se présente à nous et des bugs de caméra y sont très présents, ce qui représente un gros défaut pour un jeu dont les campagnes sont faites par binôme pour favoriser le coop. Concernant la bande-son, les musiques sont variées, correspondent à l’action en cours et nous procurent une immersion presque totale, les doublages en français sont convaincants et les bruitages, sont pour la plupart réussis. Comme développé plus haut, le scénario reste basique mais manque de rebondissement et de suspens.

Comme nous en avons l’habitude depuis Resident Evil 4, le mode mercenaire est disponible dans le jeu, le but est de tuer le maximum d’ennemis dans un timing limité.image Ce dernier peut être augmenté en enchaînant des séries de victimes au corps-à-corps ou en frappant des sabliers cachés dans les quatre coins de la map. Il faut accumuler des points en effectuant des combos en fonction de la valeur de l’ennemi. Comme à chaque fin de missions dans le mode campagne, des notes sont attribuées dans un système de scoring qui n’a pas changé vis-à-vis de ses précurseurs. Quatre modes de difficultés sont jouables “amateur, normal, vétéran et professionnel” qui laissent la possibilité à chaque joueur d’avancer suivant son niveau. Pour finir, des dossiers, figurines, cinématiques et amélioration pour le dog tag sont à débloquer via les campagnes et à retrouver dans les options du jeu.

En conclusion :

13/20 Graphisme : Le moteur graphique pour Resident Evil 6, commence à dater, il n’a presque pas évolué depuis le cinquième opus. Les bugs de luminosité gênent la jouabilité lors des missions sombres, et les textures ne sont malheureusement pas assez travaillées.

16/20 Bande son : Musiques diverses, doublages convaincants, bruitages réussis. La bande-son du jeu est de très bonne qualité, elle correspond à nos attentes et favorise grandement l’immersion du jeu.

13/20 Jouabilité : Des personnages trop lents, par rapport à des ennemis rapides et nombreux, le gameplay est souvent gâché par des actions répétitives qui alourdissent le rythme des missions, la peur est peu présente mais laisse place à l’action. L’écran splité est trop petit et beaucoup de bugs de caméra s’y trouvent. En solo l’IA du partenaire n’est pas d’un grand soutien.

12/20 Scénario : Gros défaut de cet opus, le scénario est classique (une catastrophe menée par des terroristes, laisse place à une invasion de zombies qui touche toute la terre, la survie de tous dépend d’une personne dont le sang est immunisé contre le virus) pas assez de bouleversement, aucun suspens. Un peu plus de risques de la part de Capcom au niveau du gameplay auraient pu rendre Resident Evil 6 l’un des meilleurs de la série.

17/20 Durée de vie : Une durée de vie d’une trentaine d’heures, qui peut être augmentée avec les différents modes de difficulté et en jouant le mieux possible pour exploser le scoring.

Note générale 14/20

Resident Evil 6 est aussi bon que son prédécesseur, sans surpasser les plus anciens, Capcom s’est basé sur des compétences déjà acquises, quelques périls dans le scénario et un travail plus poussé au niveau du graphisme ainsi qu’une jouabilité plus aboutie auraient pu rendre cet opus plus convaincant.

A propos de l'auteur:

Gamer de 15 ans, à l'affût de toutes les nouvelles news autours du gaming, joueur régulier sur PS3.

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