DmC Devil May Cry – PC

4 février 2013, par , Pas de commentaires

Annoncé il y a près de 3 ans par Capcom, DmC Devil May Cry est le reboot de la série de beat’em all du même nom. Le nouveau parti pris artistique  a buté les fans qui on tout de suite boudé le titre, notament à cause du look de Dante. Il était peu être un trop tôt pour enterrer le soft plein d’ambitions et de détermination. Jugez plutôt !

Après une  nuit agitée, Dante, un adolescent  prétentieux de 16 ans se réveille brusquement dans les Limbes. Il s’agit d’un monde parallèle au notre infesté de démons en tout genre. Notre jeune héros fait alors la rencontre de Kat, une magicienne qui peut l’aider à passer d’un monde à l’autre et qui à force d’insister lui présente Vergil, son patron. L’entreprise secrète de se dernier à pour vocation la lutte effrénée contre les démons dans le monde des Limbes. Après un chapitre long, interrompue par des cut-scène omniprésentes, nous apprenons que Vergil est le frère de Dante. Ces derniers sont issus de l’amour entre Sparda, un démon et Eve un ange. DMC-DevilMayCry 1Les progénitures provenant de ce type de relation ange-démon sont appelés  Nephilim. Ce sont des êtres puissant capable de maitriser les pouvoirs démoniaques et angéliques. L’entreprise familiale va donc lutté contre Mundus : le roi des démons à l’intérieur des Limbes et président de la banque Silver Sachs dans le monde réel. L’histoire progresse avec comme trame principale l’alternance des deux mondes. Parlons de ces environnements, alors que la réalité est transcrite de manière banale, les Limbes sont un modèle d’ingéniosité et d’excentricité. Les couleurs flashs aux teintes chaudes des environnements urbains s’opposent aux égouts ou autres décors souterrains sombres. Décalé dans son approche, Capcom s’est autorisé à jouer avec les murs, routes et autres bâtiments qui volent en éclats afin de nous proposer des phases certes scriptés mais assez spectaculaires qui débouchent souvent sur une session de plateforme. Ces sessions séparent les affrontement et nous font utiliser nos deux grappins. Le premier, démoniaque, nous permet de déplacer des objets, le second, angélique, nous sert à se balancer. Certes plutôt bien mise en scènes, ces phases deviennent rapidement redondantes surtout suite aux chutes d’un Dante pas franchement précis et maniable.

La nouvelle esthétique ne remet pas en cause les origines de la série. Les combats toujours aussi frénétiques, basés sur des combos stylés. En effet très orientés sur l’attaque (contrairement à des titres comme Bayonetta ou Ninja Gaiden) le gameplay a subit des modifications mais ne perds pas son excellent feeling. Une touche d’attaque classique, une deuxième pour envoyer l’ennemi en l’air ainsi qu’une autre pour les armes à feu. Les combos sont faciles et s’enchaine avec aisance mais la subtilité réside dans le fait d’utiliser plusieurs armes. Une pression sur une des gâchette permet d’utiliser une des armes démoniaques. DMC-DevilMayCry 26-01-2013 17-35-46-385Lente mais puissante, ces armes viendrons à bout des ennemis les plus résistants. L’autre gâchette permet logiquement d’utiliser les lames angéliques. Celles-ci sont rapides et offrent un large rayon d’action pour toucher les démons aux alentours. Pour tenir tête au large bestiaire qu’offre le titre, il faudra donc switcher entre les trois types d’armes. Simplement jouissif ce système offre une multitude de possibilités et permet d’effectuer des combos ravageurs. Quand aux flingues, il permettent principalement de ne pas faire baisser la jauge de score. Néanmoins ce système est un peu déconcertant  et il faudra quelques heures pour dompter un Dante qui gagnera en puissance au cours de l’aventure. Un arbre de compétence est donc disponible depuis les statues de vie qui font aussi office de magasin pour les objets de soins. On pourra alors acheter des attaques pour ses armes ou développer des capacité pour Dante Classique certes mais on retiendra la possibilité de modifier à souhait ses améliorations sans incidence sur notre pécule.

L’aventure de l’adolescent et composé de 20 chapitres, il vous faudra une dizaine d’heure pour les boucler une première fois. S’ajoute a ceci 21 missions secrètes qu’il faudra débloquer en trouvant la clé et bien entendu le portail. Ces défis permettent de gagner des objets comme un fragment de vie ou de jauge de furie. Ce DMC-DevilMayCry 26-01-2013 17-05-52-16mode permet, lorsqu’il sera activé, de projeter tous les ennemis dans les airs et subiront énormément de dégâts pendant un très court instant, classique mais d’une efficacité redoutable. Coté rejouabilité, Capcom nous a gâté, en effet le “new game +” permet de recommencer le titre avec en plus d’une difficulté plus élevé, des ennemis beaucoup plus nombreux, coriaces et agressifs. Les affrontements gagnent en intensité et le plaisir est au rendez-vous. Il faut souligner que le titre est relativement accessible, les joueurs chevronnés on tout intérêt à passer sur les difficulté normale et facile. Notons la présence logique du partage des scores sur la toile. De plus, Capcom nous assure qu’un mode gratuit devrait voir le jour, il s’agira de combat en arènes.

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En conclusion

17/20   Graphisme : A défaut d’être un standard technologique, DmC est une pure merveille en terme de design. Judicieux, prétentieux et décalé, nous évoluons dans un monde hors du commun qui nous surprendra à bien des égards. Notons un framerate impeccable tout au long de l’aventure, un atout indéniable pour un jeu du genre.

16/20   Bande son : Les doublages sont d’une qualité rares de nos jours et on apprécie les répliques crues des protagonistes. Concernant le choix des pistes, le groupe Combichrist nous plongent au cœur des combats avec frénésie tandis que Noisia offre une immersion plutôt réussie lors des passages vidéos.

16/20   Jouabilité : Violent et spectaculaire, le gameplay est basé sur l’attaque et l’enchainement des combos hors normes. La prise en main se révélé déroutante, quelques heures de pratiques seront nécessaire pour maitriser le héros. C’est à ce moment là que l’on prendra un réel plaisir et que l’on progressera. L’alternance entre combats et plateformes est plutôt agréable même si les cut-scènes omniprésentes cassent le rythme.

13/20   Scénario : Même si on ne joue pas à un beat’em all pour son histoire, il faut bien avouer qu’en dépit d’une narration soignée on arrive pas franchement à se mettre dans le peau du personnage. Cependant les plus observateurs y verront une critique sévère du modèle américain.

15/20   Durée de vie : Une dizaine d’heures sont nécessaires pour terminer le titre une première fois, il faudra compter un peu plus pour trouver tous les bonus cachés. Un fois terminé, le jeux propose pas moins de quatre modes pour satisfaire tout les joueurs. Rajoutons à celà le mode Blood Arena bientôt disponible en téléchargement gratuit.

Note générale : 16/20

La mode du reboot n’a pas fini de séduire les éditeurs mais force est de constater que cet opus a bénéficié d’un co-développement sérieux. Mission accomplie pour Capcom et Ninja Théory qui accouchent d’un titre à l’esthétique complétement folle et au gameplay jouissif. Certains pesterons contre le parti pris artistique, d’autres contre les phases de plateformes ou encore contre un scénario bancal, laissons-les et profitons d’un titre de choix qui donnera du défi à tous les amateurs du genre. Les fans de Dante et les autres sont donc invités au voyage à travers les Limbes pour fracasser du démon avec style.

Retrouver le test vidéo de DmC Devil May Cry présenté par Rosenfear et GreenAngel à cette adresse : https://gamingtest.fr/dmc-devil-may-cry-pc/

 

 

 

 

 

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