Tales of Graces f – PS3

6 décembre 2012, par , Pas de commentaires

Tales of Graces est un jeu sorti sur WII le 10 décembre 2009 exclusivement au Japon. Suite à une forte demande de la part de la communauté Playstation, Tales of Graces f a vu le jour. C’est l’exact réplique du précédent épisode avec quelques bonus principalement visible au niveau du contenu. De type jeu de rôles, il promet aux fans du genre de longues heures d’amusement à travers une histoire complexe et passionnante. Reste à savoir si ce titre est à la hauteur de la célèbre série des Tales of.

Asbel, 11 ans, et Hubert, 9 ans, sont les deux fils d’Aston LHANT, seigneur de la province du même nom. Région en crise à la frontière du royaume de Windor, cette petite ville est en proie à la guerre. Un contexte idéal pour un jeune garçon qui rêve de grandeur. Asbel souhaite vivement devenir un grand bretteur et intégrer l’ordre des chevaliers de la garde royale malgré qu’il soit l’héritier du domaine. Sans écouter les conseils de son père, il entraîne son frère sur les routes gorgées de monstres pour vivre une aventure. C’est dans ce climat hostile qu’ils rencontrent une jeune fille amnésique, Asbel a fait son choix, il va l’aider à retrouver sa famille. Cela va lui apprendre à ses dépens que rien ne se passe comme on le souhaite. Nous le retrouvons 7 ans plus tard, apprenti chevalier très doué, c’est pour lui le jour J. Il va montrer de quoi il est capable et enfin approcher de son but. Mais une fois encore le sort semble s’acharner sur lui.

Le jeu est plutôt joli, sous ses graphismes de dessin-animé se cache une grande qualité visuelle. Les détails accordés aux décors sont exceptionnels et ces derniers ne sont jamais vides. Les personnages sont parfaitement modélisés et leurs mouvements sont fluides. Le titre propose des environnements variés, on regrettera cependant que les changements de météo surviennent de manières assez brutales. La liste des montres est, comme à chaque épisode, longue et surprenante. A noté que chaque ennemi possède ses propres forces et faiblesses avec lesquelles le joueur doit se familiariser. Les combats sont plutôt mous et difficiles à prendre en main au début mais le gameplay est profond et satisfera les plus exigeants. Au faire et à mesure que l’équipement se perfectionne le dynamisme des affrontements suivra le même schéma. On remarquera rapidement que la jauge de mana a été retirée et remplacée par des “PE” (sorte de points d’action qui se rechargent lorsque vous arrêtez d’attaquer), cependant il n’existe plus de compétences “gratuites” et le nombre réduit de ces points sera gênant durant les premières heures de jeu.

L’histoire est une pure merveille, Asbel est un héros qui manque parfois cruellement de confiance en lui, en faisant finalement un personnage principale plutôt pâle. Mais sa capacité à garder la foi, même aux pires moments, rend l’intrigue plus surprenante. Le destin ayant choisis de lui en faire baver, ses difficultés à accomplir la moindre action brisent la monotonie du voyage. Le jeu est de type couloir, il n’y a pas de carte du monde (chose dur à avaler dans un RPG et surtout dans un Tales of). Les déplacements instantanées seront votre seul moyen de traverser le globe rapidement ce qui gâche un peu la magie du soft. Le nombre de costume est limité (et certains sont à acquérir via contenus payants), ce qui est bien dommage. Il en va de même pour la pauvreté des accessoires, ils sont peu nombreux et proposent une évolution relativement limitée. Heureusement que la synthèse permet de les améliorer, cependant ils seront perdus en cas de new game +. Les capacités des personnages se gagnent en faisant évoluer des titres qui se débloquent en réalisant les quêtes principales et secondaires ainsi que des exploits en combat. A noté que des niveaux de difficulté supplémentaires apparaissent lorsque vous recommencez une partie via une sauvegarde terminée (démoniaque la première fois, puis infernal la seconde), ces derniers permettant d’acquérir plus d’expérience pour les combattants ainsi que pour les titres.

Les musiques du jeu sont harmonieuses, s’adaptant très bien aux univers fantaisistes que vous traverserez. Lors des combats, elles seront entraînantes et plutôt motivantes. Les voix des personnages jouables, ou non, sont agréables (ce qui est un bon point comparé aux autres adaptations nippones souvent catastrophiques de ce côté-là). A noté que le soft est en anglais et sous-titré (dommage que l’on ne puisse mettre les dialogues en japonais). Tous les textes à l’écran sont en français et on remarquera qu’il y a beaucoup d’humour dans les scénettes. L’histoire est plutôt courte par rapport à celles de ses grands frères, cependant il y a deux scénarios. L’un étant la suite direct de l’autre (ce second épisode était absent de la version WII). Bien qu’il faille prendre le temps de gagner de l’expérience (la difficulté augmentant par palier), le tout se fait en bien moins d’une centaine d’heures ce qui est inférieur à la moyenne du genre (et c’est encore plus court sans faire les quêtes annexes). Un mode “défis des Graces” pousse le joueur à prolonger sa partie mais ce dernier n’offre pas grand-chose. Les équipements n’étant pas préserver d’une partie à l’autre, une fois les modes de difficulté débloqué et une solution suivis pour tout récupérer, il n’est plus intéressant de recommencer à zéro (ce qui limite sa durée de vie par rapport aux autres épisodes de la série qui étaient techniquement impossible à finir).

Conclusion 

16/20        Graphisme : Plutôt joli, le soft est néanmoins trop enfantin dans sa finition. Il se sauve clairement par les détails soignés de ses décors, la variété et la qualité de ses environnements.

14/20        Bande-son : Les musiques sont magnifiques et parfaitement intégrées au jeu. Variant suivant les situations, elles ne sont jamais lassantes. Les voix des personnages sont soignées.

14/20        Jouabilité : Le jeu demande un certain entrainement pour être pris en main, et montre quelques problèmes de fluidités. Il vous faudra très souvent attendre que vos PE remontent ce qui vous place dans une situation de vulnérabilité délicate. Il a cependant de très bons points, comme celui de permettre aux magiciens de pratiquer leurs arts à volonté.

14/20        Scénario : L’histoire est très bonne et passionnante. On regrettera cependant que les personnages n’ont presque aucun charisme. Les boss sont de véritables stéréotypes du grand méchant, ce qui a principalement pour effet de rendre les évènements relativement prévisible.

14/20        Durée de vie : Le jeu est court pour un jeu de rôle, moins d’une centaine d’heures pour le finir une première fois en prenant le temps de fouiller un peu. S’il est fait en ligne droite (pour le peu que ce soit intéressant), il faudra même moins d’une cinquantaine. Sa re-jouabilité est l’une des plus faibles de la série. Seul deux new game + sont réellement utiles.

 

Note finale : 15/20

Tales of Graces f est sans nul doute un grand jeu, il est dommage qu’il souffre d’un level design un peu léger. L’aspect le plus décevant du titre est sa durée de vie, faible pour le type de jeu, à l’image de ses capacités en terme de new game +. Le contenu est plus important que la version WII mais aurait pu être un peu plus étoffé et plus travaillé compte tenu des performances de la PS3. Malgré l’absence de carte du monde, il reste plaisant à jouer et ne décevra pas les fans de la série et du genre. Si vous souhaitez cependant découvrir les jeux de rôle, ne commencez pas par celui-ci.

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