Test The Evil Within – PC

31 octobre 2014, par , Pas de commentaires

Édité par Bethesda, The evil within se veut être un de ces rares vrais survival-horror, jeu constamment stressant, sans moyen de défense et où les ressources sont très rares. De plus, même si le titre sort sur les anciennes et la nouvelle génération de console, Bethesda a plébiscité son jeu en tant que titre nextgen. Promesse tenue ? À découvrir tout de suite !

evil within surpriseTout commence par une après-midi pluvieuse dans la peau d’un policier, où vous et votre équipe êtes appelés pour une intervention dans un hôpital. Seulement voilà, une fois arrivé sur les lieux, vous découvrez un bon nombre de cadavres baignant dans leur sang, et à partir de là, tout s’enchaîne : la ville se déchire littéralement, et vos coéquipiers viennent vous récupérer en ambulance, accompagnés d’un docteur et d’une dame folle… jusqu’à ce que votre ambulance subisse un crash causé par le boss final du titre. Vous vous réveillez tout d’abord dans un hôpital psychiatrique où la seule personne présente, une infirmière vous dis que vous avez toujours été là, et quelques réveils plus tard vous vous retrouverez de nouveau dans d’autres environnements très hostiles : dans une foret, des villages remplis de pièges, des hôpitaux et bien évidemment, tout ça peuplé de zombie très hostile. Dis comme ça, le scénario peut sembler alléchant, mais la réalité est tout autre : ce dernier est complètement tiré par les cheveux, on n’y comprend finalement pas grand-chose et nous nous demandons constamment qui nous sommes… ce qui semble finalement être le but des scénaristes : nous embrouillé sur tout les points pour nous donner envie de continuer l’aventure et connaître la « vérité », en l’absence d’un bon scénario. Celui-ci se révélera donc très vite lassant pour la majorité d’entre nous, mais heureusement, l’éditeur n’a pas menti lors de sa campagne de publicité : nous sommes là devant un survival horror. Un vrai.

evil within calinC’est-à-dire que le but du jeu n’est pas de nous faire sursauter toutes les 5 minutes avec des screamers (bon, il y en a quelques-uns quand même), mais bien de nous plonger dans une ambiance constamment stressante, paniquante et même très gore dans ce cas-ci afin de ne laisser qu’une seule envie dans notre tête : survivre. Et ce but est très bien rempli, d’une part grâce, suivant les phases de jeu d’une musique d’ambiance stressante, ou justement l’absence de musique. Absence qui vous laissera vous faire peur tout seul, en marchant sur les morceaux de verres sur le sol d’un bâtiment en ruine, en entendant le grognement des monstres à proximité, et bien d’autres choses. La bande-son est extrêmement bien réussie, mais elle ne servirait pas à grand-chose sans le visuel. Et là aussi, la réalisation artistique est assez impressionnante, tant les décors, monstres et tous les environnements globalement sont très bien réalisés et donnent cette sensation d’insécurité. Cette sensation est renforcée par les effets de lumières et les ombres, eux aussi très convaincants. Mais de ce côté, tout n’est pas rose : le jeu ayant été vanté comme « nextgen », il ne l’est pas vraiment, voir pas du tout excepté pour les lumières et ombres. Même si la très bonne réalisation artistique cache la misère, il ne faudra pas s’attarder trop longtemps sur les textures, au point d’avoir l’impression d’être sur un des premiers jeux PS3. Et c’est sans parler des cinématiques qui, même si elles sont bien mises en scènes sont totalement risibles pour un jeu prétendu nextgen.

evil within bossAssez parler de The Evil Within dans son aspect, venons-en au contenu… qui est lui aussi, assez riche. Les monstres ne sont que des sortes de zombies, mais leur aspect et leur diversité nous le feraient presque oublier. Tant il y en a pour tout les gouts au niveau visuel, il y en a aussi au niveau comportement : certains sont lent et assez faible, d’autres vous courront dessus machette à la main, et d’autres encore, ayant abusé du Macdo dans une autre vie essayeront de vous déchiqueter à la tronçonneuse. Et bien entendu, comme il s’agit avant tout d’un survival, l’essentiel n’est pas de casser du zombie, mais de leur échapper. À part les quelques gunfight « organisées » où vous serez obligé de tous les tuer pour continuer l’aventure, le choix de se la jouer infiltration ou bourrin est vôtre, tout comme le choix du mode de jeu ou vous n’aurez là aussi que deux choisis : débutant, ou vous pourrez réellement choisir entre l’infiltration et le passage en force, mais en contrepartie le jeu sera plus assisté et ressemblera plus à une promenade effrayante et très dangereuse que de la survie, ou le mode survie qui, lui porte très bien son nom en ne nous donnant d’autres choix que de survivre en offrant un maximum de challenge. Parfois trop, car sur certains passages, on aura même l’impression d’être sur un die and retry. Il est vraiment dommage de n’avoir que deux modes de difficulté, étant donné que le premier est vraiment trop simple, et le second trop dur. Un troisième mode, encore plus dur est toutefois proposé en tant que « new game + » pour les plus masochistes d’entre vous.

evil within upgradeQui dit monstre, dis moyen de défense. Là aussi, pour un jeu du style, le contenu est assez riche et les armes se débloqueront au fil du temps. Vous commencerez d’abord sans rien, puis aurez un simple pistolet, un fusil à pompe, des grenades et même une arbalète avec plusieurs types de carreaux, histoire de varier les plaisirs. C’est sans compter que vous pourrez récupérer les hachettes ou autres armes de… bouchers trouvées sur les monstres fraichement démembrés, ou même dans l’environnement. La galerie d’arme peut sembler très, voir trop fournie, mais pour compenser, les munitions sont tellement rares que vous aurez, la plupart du temps l’impression d’être sans défense. Heureusement, durant certains passages du jeu, de nombreux pièges sont présents. Soit, à la base pour vous blesser vous, mais avec un peu de jugeote vous pourrez les retourner contre les monstres, soit durant les scènes de « gunfight » en arène ne peuvent être activées que par vous, ou presque. Pour couronner le tout, à part en mode facile où il y a des sauvegardes automatiques, le mode survie en est démuni, et elles se feront très rares. Le seul moment où vous pourrez sauvegarder est soit en fin de chapitre, soit dans des endroits clos où un miroir est présent pour vous « téléporter » vers l’hôpital du début. Dans cet hôpital, vous pourrez sauvegarder votre progression, mais aussi améliorer les caractéristiques ou armes de votre personnage, grâce à des orbes récoltés en cours de partie.

En conclusion :

14/20 graphismes : Dans leur qualité, les textures ne sont pas belles, souvent baveuses et indigne d’un jeu nommé nextgen, mais les effets de lumière, les ombres et la très bonne réalisation artistique vous le feront vite oublié.

17/20 Bande-son : Que ce soit dans les bruits ambiants, les quelques musiques, voir même le son des armes et dégâts tout est vraiment parfait et on ne peut plus convaincant. Excepté les voix de personnages, qui ne le sont pas toujours.

10/20 Scénario : Clairement le point le moins travaillé du jeu, il est difficilement accrocheur, et comme le dis une des protagonistes du titre : « On perd la tête… on perd la tête… on perd la tête… ».

15/20 Jouabilité : Le titre est vraiment riche tant en termes de contenu qu’en moyens de défense, sans tomber dans l’excès pour garder son côté survival. Dommage qu’il n’y ait que deux modes de difficultés : un trop simple, l’autre trop dur.

16/20 Durée de vie : Compter plus de quinze heures en mode survie, voir encore plus si vous voulez recommencer le titre en « new game + », ce qui est on ne peut plus respectable.

A propos de l'auteur:

Passionné de l'univers de l'informatique et du jeux vidéo depuis ma plus tendre enfance, c'est tout naturellement par ces deux grandes passions que j'ai décidé de créer ce site, et de vous faire partager les derniers jeux auxquels j'ai joué, principalement sous la forme de test vidéo.  Mes jeux sont testés sur : Asus P8P67-M ; Intel Core i5 2500k @4 GHz ; 2x4Go Corsair XMS3 + 2x4Go G Skill Ripjaw X ; Asus Radeon HD 7870 (Direct CUII).

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