Test Tropico 5 – PC

23 mai 2014, par , Pas de commentaires

Bienvenue sur l’île de Tropico, El Presidente ! Grâce à vos conseillers, dont le fabuleux Penultimo, nous devrons prendre le contrôle d’îles afin de développer son commerce, son agriculture, son tourisme, et évidemment sa puissance militaire sous la pression (ou l’alliance) de fortes puissances étrangères.

Respect my authority.

Respect my authority.

Si Tropico prend place en Amérique latine où les paysages sont somptueux et les musiques entrainantes, votre peuple, lui va vivre un véritable cauchemar sous votre tyrannie, mais tout ça dans une ambiance très humoristique et même critique envers la société actuelle. Plus questions comme dans les autres opus de choisir un « tyran » connu, vous êtes forcé de créer votre personnage, à l’aide d’une palette de choix à la fois pauvre, mais en même temps suffisante. Vous n’aurez que quelques costumes disponibles, passants du « 31 » à la combinaison d’astronaute et pourrez personnaliser ses couleurs, vos cheveux/barbe via des coupes là aussi très excentriques, votre teint, chapeau, lunettes, et c’est pratiquement tout. Mais, plus qu’un personnage, vous devrez construire une dynastie. En effet, durant vos campagnes, il sera fréquent d’avoir un enfant ou un héritier, que l’on pourra choisir de reconnaître ou non. Cette dynastie ne sert pas qu’à faire beau et prendre votre place si vous mourez, non. Vous devrez aussi choisir de les envoyer dans des missions « diplomatiques » (visiter une ambassade étrangère, ou assassiner une personnalité), et chacun a son trait de caractère propre, vous proférant des bonus divers en cours de partie.

Cette ile ne demande qu'a être explorée

Cette ile ne demande qu’a être explorée

Nous commencerons la campagne durant l’époque coloniale, sur une île où une seule portion est découverte, et ne disposant que de bâtiments primaires (Palais présidentiel, dock, bureaux, ferme, maison). Là où tous les jeux de gestions de villes nous offrent une carte totalement découverte et où les ressources ne demandent qu’à être exploitées en plaçant des bâtiments au-dessus de zones définies par des filtres, Tropico 5 décide de s’éloigner de cette lignée pour s’inspirer des anciens jeux de stratégies militaires. Comme dans ces derniers, vous devrez envoyer vos troupes armées en éclaireurs afin de « dévoiler » la carte, et y trouver les ressources exploitables. Si vous disposez d’emblée de troupes grâce à votre palais, chaque déplacement de celle-ci pour explorer la carte vous coutera 1000 $ ! Mais heureusement, la carte non dévoilée n’est pas noire, mais sous un épais brouillard, vous pouvez donc aisément voir les puits de pétrole et emplacement de mines (qui sont cette fois-ci toujours encastrés dans les montagnes environnantes) et donc orienter vos troupes dans la bonne direction.

Les catastrophes sont toujours présentes

Les catastrophes sont toujours présentes

Je parlais de l’époque coloniale tout à l’heure, et c’est là le principal changement de Tropico 5, qui va influencer tout le jeu. On ne joue plus sur une carte en ayant tout tout de suite, nous devrons parcourir plusieurs périodes clés (époque coloniale, guerres mondiales, guerre froide, temps moderne jusqu’au futur) afin de débloquer toutes les possibilités du jeu. En effet, durant l’époque coloniale, nous n’aurons droit qu’à très peu et à de petits bâtiments, par exemple, les cages à lapins bien connues des anciens Tropico ne sont débloquées que pendant la Guerre Mondiale, et il en est de même pour les mines, qui peuvent être soit « normales », soit automatisées plus tard. Si les bâtiments sont plus variés pour les types « fonctionnels » (tels que militaire, recherche…) d’autres types en ont vraiment moins, tels est le cas pour le tourisme, adieu donc les belles plages touristiques. En fait, nous n’avons pas là une grande nouveauté du jeu, mais simplement une scission de celui-ci (tant au niveau des bâtiments, que des décrets, etc.) en plusieurs époques. Ces changements d’époque ne se font pas en un claquement de doigts. Durant l’époque coloniale, nous serons sous l’emprise de la couronne (Angleterre) ; pour passer à la Guerre Mondiale, il faudra déclarer notre indépendance en ayant plus de 50% de la population favorable à notre dictature, puis leur acheter l’indépendance, et finalement rembourser des dettes. Chaque changement d’époque nous dévoile de nouvelles possibilités, mais engendrera à chaque fois des contraintes liées aux autres pays influents. Chose logique avec cette nouveauté, la campagne est faisable sur deux iles, succinctement dans chaque époque. À chaque nouvel « objectif », vous ne repartirez pas de 0, vous reprendrez automatiquement votre île comme elle l’était dans l’ère précédente.

Tourisme et divertissements confondus, c'est tout ce que vous aurez.

Tourisme et divertissements confondus, c’est tout ce que vous aurez.

Mais il ne suffira pas de changer d’époque pour débloquer de nouveaux bâtiments, non. Que ce soit pour les bâtiments ou les décrets, nous devrons faire des recherches pour en débloquer certains, accessibles grâce à des points de recherches (et du temps) obtenus grâce à des bâtiments dédiés. Ainsi, le panel de recherche est assez vaste et nous fera débloquer des choses indispensables à notre survie, comme l’amélioration des bâtiments agriculturaux, des bâtiments militaires, de nouveaux bâtiments, ou décrets. Les décrets, plus nombreux, auront plus d’impact sur la population et les relations étrangères. Mais, si les relations étrangères sont beaucoup plus présentes et impactantes sur la progression, les factions eux (communistes, révolutionnaires, religieuses, intellectuelles.. ) sont présentes dans notre almanach où nous pourrons gérer les besoins de notre population, mais absentes en jeu : nous n’entendrons jamais le représentant religieux se plaindre du nombre insuffisant de satisfactions religieuses, par exemple. Étant donné que les relations étrangères sont plus exploitées au dépens des factions, l’ambassade qui ne servait auparavant qu’à engager des ministres pour chaque faction servira maintenant à flatter, envoyer un ambassadeur ou établir des alliances avec différents pays, là aussi lié à l’époque en cours. Aussi, nous parlions de dictature plus haut, mais contrairement à ses prédécesseurs, Tropico 5 accueille différents décrets permettant de promouvoir les libertés et la démocratie entre autres, ainsi qu’une constitution, bien que cela n’influe pas énormément le gameplay. Étant donné que l’argent est le nerf de la guerre, les docks enverront toujours automatiquement vos ressources superflues à l’étranger contre de l’argent, mais maintenant, plus vous aurez de docks plus vous aurez de bateaux, et grâce à eux et à vos très bonnes relations étrangères ainsi que d’un phare (qui sert à voir plus de routes commerciales), vous pourrez établir des routes commerciales, qui feront toujours exporter ou importer des produits de tout type, mais à des tarifs plus avantageux. Évidemment, vu que les relations étrangères sont maintenant le cœur du jeu, si elles sont trop nombreuses, vont n’aurez que très peu de routes commerciales exploitables, et devrez donc vous contenter des tarifs par défaut qui se font automatiquement. Bien que toujours pas très claires, les fluctuations de votre compte en banque se trouvent plus logiques en fonction de vos actions.

La pauvreté du menu de création d'une partie bac à sable ou multijoueur en une image

La pauvreté du menu de création d’une partie bac à sable ou multijoueur en une image

Bien qu’étant très riche et prenant un nombre incalculable d’heures de jeu, celui-ci ne propose pas que d’un mode campagne, vous pourrez aussi jouer en mode bac a sable (a noté que le code « muchopesos » présent dans les deux derniers opus ne fonctionne pas, mais que vous pouvez créer une partie avec argent illimité), évidemment un didacticiel, des missions (l’option est, pour l’heure, grisée. À voir s’il s’agira de DLC, déjà prévu, ou d’un déblocage tardif) et mode qu’un bon nombre de joueurs attend : le multijoueur. Bien qu’il rajoute une grosse durée de vie et du challenge aux personnes aimant jouer en groupe, la gestion de celui-ci est assez floue. Tout d’abord, la recherche et création de parties est divisée en plusieurs salons parmi les langues parlées, et vous pourrez soit rechercher une partie en versus, soit en coopération. Le problème est qu’aucune aide ne sont disponible pour ça, et que la création d’une partie se fait comme en bac à sable : vous choisissez une île, époque, argent de départ, et l’objectif : soit une victoire par l’argent, soit par des points, soit par la construction d’un bâtiment clef, et c’est tout. De même, en époque coloniale sous l’influence de la Couronne, ce sera celle-ci qui vous donnera un mandant, prolongeable avec des missions en cours de parties. Le problème est que, même en mode 2vs2 avec une victoire par l’argent, si votre mandant expire, et bien… la partie est quand même finie pour vous. Le multijoueur n’est donc au final qu’un mode campagne, mais avec plusieurs personnes soit qui s’aident, soit qui se confrontent dans l’objectif fixé par l’hôte.

En Conclusion :

16/20 Graphismes : Toujours dans l’univers de l’Amérique Latine du 20e siècle, les paysages de Tropico sont toujours aussi splendides, et ont évolué par une réalisation plus fine, et une remodélisation des bâtiments. Dans l’ensemble, tout reste simple, mais pourquoi demander plus ?

16/20 Bande son : Là aussi, nous sommes toujours dans la même ambiance avec de très bonnes musiques latino, et les excellentes voix de Penultimo, de la journaliste et d’autres personnages qui ont chacun leur accent et personnalité.

18/20 Jouabilité : Encore une fois, rien à redire, tout est parfait et les rares problèmes présents dans ses prédécesseurs ne sont plus là. Le jeu n’est que meilleur que les précédents, et nous ne pourrons que nous plaindre du manque de variété des bâtiments.

18/20 Durée de vie : Au moins une quinzaine d’heures pour finir la campagne qui n’est absolument pas rébarbative. Le jeu aura aussi des missions, et un multijoueur ainsi qu’un mode bac à sable, ce qui ne fait que prolonger sa durée de vie.

12/20 Multijoueur : Sans doute un mode très attendu par les amateurs de la série, celui-ci n’est qu’un mode bac à sable, mais à plusieurs, avec la gestion d’une partie assez floue. Dommage, Kalypso aurait pu faire beaucoup mieux.

A propos de l'auteur:

Passionné de l'univers de l'informatique et du jeux vidéo depuis ma plus tendre enfance, c'est tout naturellement par ces deux grandes passions que j'ai décidé de créer ce site, et de vous faire partager les derniers jeux auxquels j'ai joué, principalement sous la forme de test vidéo.  Mes jeux sont testés sur : Asus P8P67-M ; Intel Core i5 2500k @4 GHz ; 2x4Go Corsair XMS3 + 2x4Go G Skill Ripjaw X ; Asus Radeon HD 7870 (Direct CUII).

Articles relatifs

Ecrire un commentaire

Vous n'êtes pas connecté sur GamingTest.fr !

Merci de vous connecter ou vous inscrire afin de publier un commentaire.