Test DreadOut Acte 1 – PC

19 mai 2014, par , Pas de commentaires

Le Survival-Horor, une vraie mine d’or pour l’industrie du jeu vidéo : les joueurs raffolent des sensations fortes, des jumpscares et le genre permet toutes les folies inimaginables pour peu qu’on se soumette à la norme PEGI. Approuvé par le Steam Greenlight, DreadOut se présente à nous pour nous coller des insomnies.

Votre arme la plus redoutable : un smartphone... connecté à Facebook

Votre arme la plus redoutable : un smartphone… connecté à Facebook

Vous êtes Linda, lycéenne asiatique muette partie avec quelques élèves et votre prof pour un voyage. Pas de chance, le pont que vous devez franchir est effondré. Vous empruntez donc un chemin de traverse et vous voilà dans un village désert. Après une courte exploration, vous atteignez l’école du village… et l’aventure commence alors que votre personnage se retrouve seul et enfermé, avec pour seule arme son smartphone. Vous aurez vite compris que le contexte n’est pas vraiment original et transpire le scénario nanar. Pourtant, cracher sur ce jeu pour ce simple critère serait assez prématuré, car en dépit d’un scénario peu recherché, le jeu remplit son rôle premier en collant dans une ambiance effrayante à souhait avec des éléments un peu trop familier, mais qui prêtent à terroriser malgré tout : endroit insalubre, nuit noire, bruit terrifiant et jumpscares en tout genre. Vous aurez vite compris qu’il ne s’agit pas d’horreur psychologique comme dans Outlast ou tout tourne autour du gore, de la folie humaine et autre joyeuseté du genre, mais d’une expérience rappelant plus Slenderman à base d’évènements soudains apparaissant de manière aléatoire (ou scriptée) alors que la tension est à son comble. Certes, une fois dans le bain on n’y prend plus garde, mais les premiers sursauts font peur malgré tout.

Cet endroit est le plus calme et reposant de tout le jeu

Cet endroit est le plus calme et reposant de tout le jeu

Le gameplay est très simple, mais il faut veiller à consulter la section “how to play” sous peine d’être largué en pleine partie : en effet, le jeu n’indique aucune indication en temps réel et nous invite à avoir un réflexe que l’on n’a (pour la plupart) jamais eu : lire le mode d’emploi du jeu. Ici, il faudra s’habituer à la perturbation lorsque l’on passe du mode TPS (caméra dans le dos du personnage) au FPS (quand vous brandissez votre smartphone) qui passe par une hausse assez déroutante de la sensibilité de la souris, car on passe par un zoom. Le but du jeu est de progresser en remplissant des objectifs qui se résument à l’exploration de l’école sans autre indication que d’explorer, résoudre des énigmes et ramasser ce qui peut être utile ou non. L’absence d’aide peut vite énerver certains, mais le but est de renforcer le sentiment d’être seul face à l’inconnu et il faudra alors vraiment tout explorer pour progresser et ne pas se contenter de ce qu’on voit à l’oeil nu. À côté de ça, il faut survivre à l’assaut de monstres qui veulent votre mort. Votre seul moyen de défense étant de les photographier, comme dans Project Zero. Toutefois, une simple photo ne suffit pas à tuer et il faut subir des assauts répétés en se déplaçant sous peine de se prendre un coup et il est par ailleurs difficile de juger de l’état de santé de votre personnage du fait que l’indicateur de dégât se résume à l’écran devenant de plus en plus gris. Certes, c’est quelque chose que l’on retrouve dans plein de jeux, mais même en pleine forme, le jeu est sombre au possible, il est donc assez difficile de jauger de la santé par un manque de couleur s’il y en a déjà peu. La mort n’est toutefois pas vraiment punitive dans le jeu, car elle se manifeste par une sorte de traversée des limbes, puis on réapparait sur le lieu du décès une fois que votre personnage a atteint la lumière… lumière qui s’éloigne à chaque mort par ailleurs, vous pénalisant finalement par une plus longue durée de traversée avant de reprendre le jeu, ce qui peut vite être assez frustrant.

Voilà le genre de personnes que l'on croise dans l'école

Voilà le genre de personnes que l’on croise dans l’école

Autre fait troublant : les graphismes sont vraiment datés : ils font penser aux jeux PlayStation 2 avec les textures épaisses : les cheveux collés entre eux et insensibles au mouvement tout comme les habits, les décors les moins importants sont les moins détaillés, etc. Si on est un adepte du rétrogaming, on se sentira nostalgique, sinon il est conseillé de ne pas jouer pour la beauté visuelle. Il faut toutefois se dire que le budget derrière le développement du jeu était assez bas, des sacrifices étaient nécessaires. En tout cas, la qualité auditive est là : qu’il s’agisse de la musique ou des effets sonores, tout est bon pour mettre dans l’ambiance. Port de casque ou écouteurs conseillés, le tout dans un lieu privé de lumière… tant qu’à faire, jouez-y un soir où il fait un sale temps (vent, pluie battante sur les vitres, orage, tout est bon pour se mettre dans l’ambiance). Par contre, l’expérience sera assez courte dans l’immédiat : le jeu se finit assez rapidement. Comptez entre deux et trois heures pour finir la première partie après avoir bien tout exploré et finalement trouvé le chemin à suivre (la 2e partie arrive, reste à voir combien de parties sortiront, justement). Par ailleurs, avant d’acheter le jeu, il est conseillé de jouer à la démo : elle n’est visiblement pas incluse dans le jeu final et fait l’objet d’un scénario à part. Dans tous les cas, les adeptes des jeux d’effroi y trouveront leurs comptes, mais ceux qui préfèrent l’action à l’exploration peuvent passer leur chemin, car c’est clairement le 2e thème qui est exploité.

En conclusion :

11/20 Graphismes : Ce n’est pas moche, loin de là, mais on est bien loin de la qualité graphique à laquelle les jeux récents nous ont habitués : on se croirait sur une PlayStation 2.
14/20 Bande son : Qu’il s’agisse de la musique ou bien des bruitages, tout est bon pour nous mettre dans l’ambiance.
14/20 Jouabilité : Pour peu qu’on prenne le temps de lire le mode d’emploi, la prise en main est simple et intuitive. On regrettera quand même l’absence d’un indicateur de vie plus visible que l’assombrissement d’un écran déjà peu éclairé.
10/20 Scénario : L’histoire n’est pas très développée dans cette première partie où on n’apprend que peu de choses par les cinématiques. Quelques notes à ramasser viennent étoffer un peu ça, mais les questions resteront en suspens jusqu’à l’acte 2.
15/20 Durée de vie :Le jeu dure grand maximum 2/3 heures si on se débrouille bien, ce qui est assez peu, mais la partie suivante (qui fera l’objet d’une mise à jour gratuite pour les acheteurs) viendra gonfler la durée de vie finale et nul doute qu’elle sera honorable.


A propos de l'auteur:

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