Test Child of Light – PS4

12 mai 2014, par , 2 Commentaires

Peut-on qualifier ce jeu « d’indépendant » en sachant que c’est ubisoft qui est derrière ? Sans doute que non, mais le format s’y prête pourtant : petit prix, aventure courte, moyens un peu désuets (le moteur est le même que Rayman Origins), etc. Et pourtant, le jeu est d’une grande qualité.

Quelques énigmes parsèmeront votre route, mais rien de méchant

Quelques énigmes parsèmeront votre route, mais rien de méchant

Il était une fois une jeune princesse aux cheveux de feu du nom d’Aurore. Sa mère est morte et son père, fou de chagrin, finit pourtant par se remarier à une belle-mère. Un soir, alors que son père et sa cher et tendre sont parti au théâtre, Aurore sombre dans les ténèbres et se réveille dans un monde enchanteur. Une trame digne d’un conte des bons vieux Walt Disney. Toute l’histoire gravite autour des plus grandes fééries de notre enfance : Dragons, châteaux, créatures fantastiques et épopée magique, le tout saupoudré de dialogues en rimes poétiques (certains aiment, d’autres pas) et on se retrouve plongé dans notre enfance. L’histoire est vraiment enchanteresse et pioche parmi les plus grands œuvres de Walt Disney et du Studio Ghibli : décors, trame, personnages, musiques… tout y est et on y prend goût. Chaque personnage a son caractère, ses manies, sa manière d’évoluer et pas seulement Aurore, petite princesse contrainte de se battre avec une épée trop lourde pour elle pour rentrer chez elle : tous sont comme ça : Rubella, première alliée, est incapable de faire des rimes et se retrouve corrigé par les autres membres du groupe, Finn le mage manque cruellement de courage… tous sont comme ça et on ne peut s’empêcher de s’y attacher.

Aurore fait un peu pitié avec son épée trop grosse pour elle

Aurore fait un peu pitié avec son épée trop grosse pour elle

Le système de combat pioche pas mal dans celui de Grandia : une icône représentant les combattants file plus ou moins vite sur une barre de progression et, quand un perso franchit la zone rouge, son action se prépare et sera lancée à la fin de la barre. S’il prend des dégâts alors qu’il est dans la zone rouge, son action est annulée et il doit recommencer depuis plus ou moins loin sur la zone d’attente. Le joueur aura plusieurs atouts à sa disposition pour combattre, à commencer par 2 persos sur le terrain (il est possible de remplacer un combattant par un autre, y compris s’il est tombé au combat), il peut ralentir un ennemi ou soigner un allié via Igniscule, la petite luciole qui vous suivra partout dans vos aventures et bien évidemment, les options que l’on retrouve dans tout bon rpg : attaquer, se défendre, utiliser la magie ou les objets. En dehors du combat, la progression dans le jeu est très aisée : si Aurore est clouée au sol au début du jeu, elle gagnera bien vite la possibilité de voler afin d’atteindre presque n’importe quelle zone d’une map, ce qui ôte toutes limites dans les possibilités de déplacement, le peu d’obstacle pouvant alors vous faire face seront des murs, des portes et quelques pièges pouvant vous ôter des PV. Et évidemment, qui dit « RPG » dit « progression par niveaux » : à chaque niveau, les héros gagnent un point de compétence à utiliser dans une catégorie : l’attaque, la défense ou la magie. Tout cela étant représenté par une grille un peu labyrinthique qui peut rapidement prêter à confusion tellement tout se mêle et s’entremêle et c’est un peu dommage, car le joueur se voit contraint de développer une catégorie à la fois pour être certain de ne pas se tromper d’endroit où dépenser son point. Les catégories augmentent parfois les stats, mais permettent également d’apprendre ou d’améliorer une action (attaque, défense ou magie). Mis à part la grille de compétences, tout est simple et clair dans le jeu… simple, mais pas facile : les combats vont parfois poser problème (monstre puissant ou sensible à une seule catégorie de magie, compétences rendant l’assaut difficile, etc.), mais la difficulté est bien dosée pour apporter le challenge sans la frustration d’une trop forte difficulté. Dernier détail à aborder : les occulis, ces pierres précieuses que l’on peut équiper sur les héros comme une arme, une protection ou un accessoire (chaque occuli peut remplir cette fonction, mais l’effet variera selon si on l’équipe comme arme, protection ou accessoire). L’idée de pouvoir les mélanger est bien pensé et une aide est fournie en post-it pour les trois grandes recettes possible (3 fois le même, deux occulis différents ou encore un occuli de chaque), mais il faut quand même comprendre que les deux dernières recettes ne marchent qu’avec les 3 occulis de base (le bleu, le rouge et le bleu-vert) et non avec des occulis obtenus de mélanges (les autres), sinon on se retrouve bêtement à se demander pourquoi ça ne marche pas alors qu’on a suivi la recette…

pour Aurore, ça va, mais les autres personnages ont une grille bien mélangée

pour Aurore, ça va, mais les autres personnages ont une grille bien mélangée

Le jeu est vraiment magnifique : les effets de lumière sont très bien gérés, le côté aquarelle et dessin rend vraiment bien et apporte un côté encore plus féerique au jeu, les ambiances musicales nous mettent vraiment dans une ambiance conte de fées… tout est beau et bien pensé, on ne peut pas détester ce jeu, il est vraiment bien fait. Passer à côté serait dommage, sauf si on n’apprécie plus ces vieux modes de jeu pour préférer les gameplay plus actifs et nerveux qui marchent si bien de nos jours, mais sinon c’est tout bénef et on ne regrettera jamais de l’avoir acheté.

En conclusion :

16/20 Graphisme : Le style aquarelle/dessin rend bien et les effets de lumière n’agressent à aucun moment la rétine.
14/20 Bande son : Rythmique et poétique, chaque bande-son nous plonge dans l’ambiance du moment
13/20 Jouabilité : C’est un peu difficile de bien suivre le tableau des évolutions des personnages et se concentrer à la fois sur Igniculus et sur ce qui se passe à l’écran relève parfois d’un véritable exercice de concentration, mais le jeu ne souffre d’aucun souci hormis ça.
17/20 Scénario : Poétique à souhait, l’histoire nous replonge dans nos vieux contes où Disney et Miyazaki se côtoient tels deux grands monarques dans un pays enchanteur à souhait.
15/20 Durée de vie : Pour les grands adeptes, comptez entre 4 et 5 heures de jeu pour en venir à bout, ce qui est une durée de vie honorable pour un jeu à bas prix. Resteront encore une ou deux quêtes annexes et la chasse aux items pour rallonger l’expérience de façons – avouons-le – superflue.
-/20 Multijoueur : Une option permet à un 2e joueur de contrôler Igniscule pendant que le premier joueur s’accapare tout le fun. À moins que vous n’ayez un esclave à portée de main pour passer son temps un doigt enfoncé sur une touche pour maintenir votre luciole allumée, c’est inutile et totalement gadget.


A propos de l'auteur:

J'aime partager mes passions avec les gens. Je suis chargé de vous apporter des news toutes fraiches et des tests de jeux vidéo. Je me chargerais des consoles de jeu en général.

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2 Commentaires

  1. Wissam 12 mai 2014 à 18 h 10 min

    Super test, j’attendrais quand même qu’il passe gratuit sur le PS+

  2. Geniix 11 juin 2014 à 23 h 46 min

    Pour ma part, j’ai bien aimé Child of Light, ça change de ce qu’on peut voir habituellement dans les jeux vidéo !

    J’ai fait un petit test moi aussi sur mon blog, pour les curieux c’est http://www.gam3-over.com/child-light-nouveau-ne-de-chez-ubisoft/ et une fiche de présentation http://www.gam3-over.com/child-light/

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