Assassin’s Creed III : Libération – PS Vita

12 novembre 2012, par , Pas de commentaires

Un Assassin’s Creed digne de ce nom nous arrive enfin sur console portable ! Autant vous le dire tout de suite, si dans l’histoire du jeu, l’illusion et déguisements sont de mise, il en est de même dans la réalité. En effet malgré tous les efforts d’Ubisoft pour faire passer la Vita pour une grande, nous seront forcés de reconnaitre que  cette mouture d’Assassin’s Creed III nous parait bien amère par rapport à son ainé sur console de salon.

Vous commencez le jeu par une petite introduction d’Abstergo, la société écran des Templiers qui s’adresse directement à VOUS, par le biais d’une sorte de publicité  faisant la promotion de l’Animus comme étant une machine de jeu. Exit donc l’aventure de Desmond, à aucun moment vous n’en entendrez parler, ce qui est bien regrettable. Dans ce soft vous incarnerez Aveline de Grand-Pré, une assassine du XVIIIème siècle basée en Louisiane, plus précisément à la Nouvelle-Orléans. Après une courte introduction sur les circonstances de l’adoption d’Aveline et l’enlèvement de sa mère. Vous commencez l’histoire, la jeune fille est devenue adulte et est déjà une Assassine aux multiples talents.

Le Scénario vous introduit donc dans cette ville de la Nouvelle-Orléans, une ville Française ou règne une tension permanente, due aux protestations des habitants qui ne supportent plus de vivre dans la crasse et la débauche. Les espagnols y débarquent et sont bien décidés à la conquérir, afin de la léguer à l’un des missionnaires des Templiers, depuis leur arrivée les disparitions d’esclaves s’enchainent et personne n’arrive à les expliquer. Aveline baigne donc au cœur de ce conflit et est guidée par son mentor: Agaté, un Assassin assez étrange qui ne semble pas suivre le crédo à la lettre. C’est au final une histoire sans grand intérêt qui se termine en plus assez vite, comptez entre 8 et 12h en ligne droite pour faire les 9 séquences ADN qui composent le jeu. Le seul plus étant  de retrouver un objet d’Eden nous donnant un indice pour le futur de la planète similaire aux autres opus cependant on restera vraiment sur notre faim.

Graphiquement on retrouve un jeu assez brouillon, les finitions sont bâclées et le ton général du jeu est bien trop terne, c’est une version sur console portable certes, mais après avoir vu la perle qu’était Uncharted, on sait que la console en à sous le capot. Cependant on constate les quelques efforts d’Ubisoft pour les animations de la ville qu’est la Nouvelle-Orléans, vous aurez donc le loisir de croiser cochons et rats pataugeant dans la boue et la crasse tout comme Aveline, même si on se demande comment elle fait pour que sa robe de dame ne soit pas recouverte de boue, où encore les quelques bandits qui vous harcèleront dans les ruelles sombres, après tout vous incarnez une bien jolie demoiselle… vous aurez aussi la possibilité de visiter  les profondeurs marécageuses du bayou une étendue de terre similaire à « la frontière » de l’épisode sur console de salon ou les contrebandiers règnent en maitres. Les animations de combats restent quant à elles impressionnantes, et dignes d’un véritable opus de salon. La bande son est également digne de ce nom, on appréciera vraiment les musiques du jeu ainsi les quelques sons d’ambiance de la ville ou du bayou qui nous donnent vraiment l’impression que c’est un endroit mal famé, en bref une immersion forte donné par des sons très réalistes.

Niveau gameplay, on sera agréablement surpris par la maniabilité du soft. Globalement, considérez que vous avez une manette de PS3 dans les mains, le système de combat est d’ailleurs quasiment identique sauf pour la roue des armes et la carte qui sont contrôlés via l’écran tactile. On a donc le bonheur de pouvoir retrouver toute cette liberté d’action qui fait la richesse des opus de salon, les courses dans les rues de la Nouvelle-Orléans, les combats dans le bayou ou encore les escapades dans les arbres,  enfin en théorie… En effet le jeu est truffé de bugs ce qui gâche l’expérience de jeu. Vous aurez donc la joie de temps en temps d’arriver sur l’objectif sans que lui ne soit présent ! En clair on nous pose un lapin. De plus Aveline à tendance à batifoler ailleurs pendant ses innombrables fuites, vous pourriez donc vous mettre à escalader un mur sans pour autant l’avoir décidé et ça c’est quelque peu rageant. On regrettera aussi l’arsenal qui parait trop pauvre, vous y retrouvez vos lames secrètes, une machette, une épée, un pistolet, un fouet, et la fameuse sarbacane. Exit donc les couteaux de lancer, la lame crochet où les médicaments. Oubliez aussi vos précieux amis de la confrérie, ils ne viendront pas à votre secours car ils n’ont tout simplement pas été inclus dans le jeu. A la place vous aurez droit à un système de déguisement, Aveline pourra à loisir se faire passer pour une esclave, une dame ou bien une assassine. En outre chacun de ses déguisements comporte sa propre barre de notoriété, pour certaines missions l’un des trois costumes sera obligatoire, pour les autres vous pourrez choisir votre costume préféré mais une aide est toujours apportée afin de vous conseiller la façon la plus abordable d’effectuer votre tâche. L’esclave pourra se dissimuler parmi la foule faisant semblant de travailler jusqu’à ce que sa cible arrive, tandis que la dame, elle, aura recours à divers poisons dont elle pourra faire usage avec l’aide de son parapluie modifié, ou de ses lames cachées. Quant au costume d’assassin il possède la roue des armes complète.

Assassin’s creed III : Libération possède également un mode multi-joueurs qui semble à la fois simple, complexe, et inutile. Composé d’un unique mini-jeu qui vous propose de choisir le camp des Templiers, ou des Assassins. Là un globe s’affiche sur votre écran avec toutes les bases que les deux camps possèdent, le but étant de récupérer les bases de l’adversaire,  les phases de capture se succèdent toutes les 6 heures environ. Par ailleurs,  le temps passé à envoyer ses troupes convertir le copain du coin sont d’en ennui total. Vous aurez également la possibilité de faire des échanges d’objets, que vous aurez trouvé dans le mode scénario grâce à l’application Near. En bref, vous passerez vite votre chemin.

En conclusion:

12/20    Graphisme : Le jeu parait trop brouillon et trop terne pour un Assassin’s Creed, et quand on voit ce que la PS Vita est capable de faire, on se dit que le développement à été quelques peu bâclé, ce que l’on trouvera dommage car l’envie et les idées étaient au rendez vous, il ne manque que le résultat.

16/20    Bande son : La bande son reste quant à elle digne d’un opus de salon, les musiques sont entrainantes pendant les périodes de combat ou de fuite et redeviennent plus calmes lors de passages en infiltration. Quant aux bruitages ils demeurent sympathiques et cohérents avec le jeu.

12/20    Gameplay : La encore les idées sont au rendez vous, le système de combat est assez bien pensé, et on retrouve toute cette liberté d’action des opus sur console de salon, les animations d’escalades sont fluides et en plus elles demeurent jolies à regarder. Cependant on regrettera la quantité trop importante de bugs, un manque cruel d’armes, et l’absence de nos petits camarades assassins pour nous aider dans notre mission.

10/20    Durée de vie : Avec ses 9 séquences ADN, le scenario se révèle assez court, pour les plus rapides d’entres vous comptez entre 8 et 10 heure pour faire le jeu en ligne droite, ceux qui quand à eux voudront faire le jeu à fond pourront se dire qu’ils ont 4 – 5 heures de jeu en plus pour faire les quêtes annexes qui ne sont au final pas très attrayantes. Le mode multi-joueurs étant lui quasiment inexistant ne comptez pas sur lui pour rallonger votre expérience dans l’Animus.

12/20    Scénario : Si l’histoire des espagnols envahissant la Louisiane et la disparition des esclaves parait alléchante au premier abord, en le comparant à un épisode de salon l’histoire d’Assassin’s creed III : Libération n’est vraiment pas terrible, pour ainsi dire nulle. On ne retrouve aucune révélation qui pourrait éventuellement compléter ou faire avancer  l’histoire globale, et la fin est vraiment décevante. D’autre part, on regrette vraiment que Desmond soit absent de cet épisode.

4/20    Multi-joueurs: On se pose vraiment la question de l’utilité de ce mode multi-joueurs qui ne sert strictement à rien, il n’apporte aucun plus à l’histoire principale et reste compliqué à cerner. On déplore vraiment le mode multi des opus console de salon et on se demande vraiment pourquoi Ubisoft n’a pas répété l’expérience sur la petite portable.

Note finale 11/20

Concrètement on n’est pas passé loin de la catastrophe avec cet Assassin’s Creed III : Libération, qui aurait pu devenir le fer de lance de la PS Vita s’il avait été réussi, mais entre des graphismes quelques peu bâclés, une série de bugs alarmants dans le gameplay, un scénario pas si développé que ça, et  toutes ces annonces faites plusieurs mois à l’avance afin de nous donner envie de faire le jeu. Force est de constater que c’est un échec, Ubisoft dans son empressement de sortir le jeu à la date du 31 Octobre à préféré nous fournir un demi jeu, nous fournirons donc une demi note …

A propos de l'auteur:

Articles relatifs

Ecrire un commentaire

Vous n'êtes pas connecté sur GamingTest.fr !

Merci de vous connecter ou vous inscrire afin de publier un commentaire.