Test Daylight – PC

29 avril 2014, par , Pas de commentaires

Type de jeu assez populaire en ce moment, Daylight est un survival horror plus ou moins indépendant, car développé par une petite équipe de 8 à 15 personnes chez Zombie Studios par des personnes ayant déjà de l’expérience dans le domaine avec des jeux comme F.E.A.R , SAW et Condemned. Bien que le titre n’ait pas tant vanté ses qualités ces derniers temps, nous ne pouvions qu’attendre un “vrai” survival-horror utilisant l’Unreal Engine 4…

Daylight sceauTout commence dans le hall d’entrée d’un pénitencier se trouvant à New Kipling, visiblement abandonné. Nous incarnons une certaine Sarah, seule avec son smartphone sur lequel est dévoilé peu à peu la carte du niveau dans lequel nous nous trouvons, et d’un mystérieux orateur qui nous parlera tout au long du jeu. Bien que cette Sarah est visiblement amnésique, elle se réveille là sans savoir où elle est, il semblerait que notre histoire soit cruellement liée à cet endroit. Nous n’aurons d’autre choix que de nous « balader » dans ce « pénitencier » et dans tous les autres environnements du jeu afin de découvrir ce qu’il s’est passé, où nous sommes, et évidemment, qui nous sommes grâce à des « notes » disposées en quantités dans chaque niveau, sur lesquelles sont écrits le passé de là où nous nous trouvons, des notes de service écrites par le personnel, etc. Bien que le scénario soit assez bon pour nous tenir en haleine jusqu’à la fin, sa particularité est que nous devons l’imaginer nous-mêmes, grâce aux notes trouvées et aux quelques indices dits par cette mystérieuse voix. Ce système, plutôt inspiré des livres que des jeux ou du cinéma où nous nous contentons habituellement de suivre ledit scénario sans (trop) réfléchir est très sympathique à suivre, mais le problème réside dans le fait que la fin du jeu, bien que très bien mise en scène, soit trop évidente. Même plus que trop évidente, uniquement grâce aux notes, nous avons déjà des soupçons quant à cette pseudo révélation de la fin, qui sont devenus presque une évidence dans le second tiers du jeu.

Daylight MonstreLe scénario n’est pas le seul à nous obliger à réfléchir. En effet, Daylight est généré « procéduralement ». Entendez là que ce que vous verrez après la porte que vous venez d’ouvrir vient seulement d’être calculé, et donc que vous vous retrouverez souvent dans des embranchements où vous devrez réussir à trouver la « bonne direction » tout en étant stressé par l’ambiance paniquante du jeu, les apparitions, les « monstres » qui vous suivent, et autres dangers… Ce qui n’est pas toujours donné, d’autant plus que la carte affichée sur votre smartphone n’est évidemment complétée qu’après avoir visité un endroit. Bien que l’aspect procédural du jeu renforce encore plus le stress et la réflexion, tout n’est pas toujours rose (enfin, noir) étant donné qu’à un certain passage, vous devrez parcourir trois étages, mais un de ces étages est complètement généré procéduralement, alors que c’est là le passage vers le niveau suivant ; il vous faudra donc faire un bon nombre de fois le tour des autres étages afin d’espérer que le bon niveau se recharge… Vous l’aurez compris, Daylight est divisé en plusieurs niveaux. En réalité, en plus des notes « facultatives » qui ne servent qu’à expliquer ce qui a eu lieu où vous vous trouvez, il y a dans chaque niveau un certain nombre de notes que vous devrez impérativement débloquer afin de pouvoir aller dans une pièce où se trouve un artefact, et dans laquelle vous obtiendrez une « clef » qui va vous permettre d’accéder au niveau suivant. Pour obtenir les notes en question, qui ne sont pas toujours présentées en évidence, vous pourrez très bien utiliser des « GlowStick » qui feront apparaître des artefacts sur les objets sur lesquels nous pouvons interagir, au cas où ce serait trop dur pour vous. Ainsi que des feux de Bengale, qui feront « brûler » les monstres. Enfin, à part au début histoire de bien comprendre la mécanique du jeu, cela ne vous facilitera pas vraiment la tâche, car vous ne pourrez en porter que 4 de chaque type, et qu’ils ne sont pas toujours présents en abondance sur la carte…

Daylight HopitalLe scénario de Daylight, basique, mais prenant ainsi que son gameplay ne serait rien sans son ambiance. L’élément clef dans tout survival horror qui se respecte est son ambiance, et elle est ici parfaitement réussie. La bande-son est constamment des plus stressante, il y a des cris, parfois même des « screamer sonores », et des bruits de pas que nous arriverons très bien à géolocaliser autour de nous, histoire de faire flipper les plus réticents à l’ambiance sonore… Mais encore une fois, tout n’est pas rose, et le point noir de Daylight est ses graphismes. Bien que le « background » du jeu est beau, que les tous les différents environnements sont assez bien dessinés et que les effets de lumières et d’ombres sont très bien réalisés (ce qui aidera aussi à l’ambiance du titre), tout ce qui est visible à proximité ainsi que les « monstres » du jeu sont clairement moches. Mais pas moche dans le sens mal dessiné, les textures sont simplement grosses, baveuses, aliasées,… On attendait vraiment plus d’un jeu « Next-Gen » utilisant le dernier moteur d’Unreal Engine Technology , l’Unreal Engine 4. Enfin, bien que le jeu soit très bon dans son ensemble, nous ne cesserons de penser à d’autres jeux du même genre, tels SCP Containment Breach pour l’aspect procédural et la gestion d’un monstre en particulier, Slender pour le fait qu’il faut ramassé des notes qui sont soit disposé sur des meubles, soit accrochées au mur, et bien que totalement différent, Outlast pour le scénario et la fin bâclée.

En conclusion :

12/20 Graphismes : Bien que les effets de lumières et d’ombres ainsi que l’ambiance sombre du jeu soient bien réalisés, tout ce qui est à proximité est baveux, et clairement d’un autre temps. On attendait vraiment plus d’un jeu « next-gen » exploitant l’Unreal Engine 4, d’autant plus qu’il rend le jeu très gourmand.

16/20 Bande son : Simple mais efficace, l’ambiance sonore est constamment stressante, et sait s’adapter dans le fil de l’action. Pour les plus réticents à cette ambiance, les développeurs ont même pensé à mettre quelques « screamers » audio ainsi que des bruits de pas que nous parviendrons très bien à géolocaliser…

15/20 Jouabilité : Bien que visiblement inspiré de SCP Containment Breach pour l’aspect procédural et un monstre ainsi que de Slender pour les notes, Daylight exploite ces choses beaucoup mieux que ces deux autres jeux. C’est juste dommage que l’aspect procédural ne soit pas toujours au point…

14/20 Durée de vie : Il faut compter entre deux et trois heures pour terminer le jeu, ce qui est court. Mais compte tenu du prix peu élevé du jeu et du fait qu’il faut le refaire plusieurs fois pour connaître l’entièreté du scénario, c’est finalement on ne peut plus correct.

15/20 Scénario : Il n’est pas tellement recherché ni abouti, mais l’est quand même assez bien pour nous tenir en haleine pendant toute la durée du titre. En revanche il nous forcera a réfléchir et a émettre des hypothèses sur les notes. Dommage qu’à cause de ca, la fin devienne évidente dès le deuxième tiers du jeu.

A propos de l'auteur:

Passionné de l'univers de l'informatique et du jeux vidéo depuis ma plus tendre enfance, c'est tout naturellement par ces deux grandes passions que j'ai décidé de créer ce site, et de vous faire partager les derniers jeux auxquels j'ai joué, principalement sous la forme de test vidéo.  Mes jeux sont testés sur : Asus P8P67-M ; Intel Core i5 2500k @4 GHz ; 2x4Go Corsair XMS3 + 2x4Go G Skill Ripjaw X ; Asus Radeon HD 7870 (Direct CUII).

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