Test Darksiders 2 – Wii U

9 février 2014, par , Pas de commentaires

L’éditeur Virgil Games nous a apporté il y a 2 ans Darksiders, qui mettait en scène un côté plutôt spécial pour la conception de jeux vidéo, la religion. Et quoi de mieux que le passage avec les quatre cavaliers de l’apocalypse pour fournir un scénario et une idée de jeu plutôt bien ficelée ? Souvent qualifié de mix entre God of War et Zelda, ce jeu de plate forme révèle quelques faces de réflexion, ou même de beat them all.

Darksiders 2Le premier opus nous racontait l’histoire de War, un des quatre cavaliers de l’apocalypse, après la fin du combat qui opposait anges et démons sur Terre. À la fin de cet affrontement, l’humanité a été condamnée à connaître l’apocalypse déclenchée par le cavalier de la guerre. Il fut donc jugé fautif de cette erreur, et est exilé sur cette même terre, bridé de ses pouvoirs. Tout au long du jeu, le héros au gros bras se met en quête de la vérité, afin de laver son nom et celui de ses frères d’armes. Cette fois nous sommes immergés en parallèle dans l’histoire de Death, le cavalier de la mort, prêt à tout pour défendre l’honneur de son frère, bafoué. Il va donc entreprendre un voyage pour anéantir les Néphilims, réels responsables de la déchéance de la Terre. Dans ses voyages, la Mort se baladera de région en région en passant de la Forge, terre des bâtisseurs des différents mondes, à l’arbre de Vie, l’enfer et le paradis, ou encore la terre des démons.

Darksiders 2 bossOn ne va pas se mentir, on a déjà vu beaucoup plus difficile comme jeu. Le mode “normal” est en réalité assez simple pour les joueurs ayant l’habitude des jeux de plate-forme à énigmes. Petit conseil, autant commencer une partie directement en mode “hardcore” pour ceux d’entre vous qui préféreraient avoir un peu plus de défis pendant les combats. Ne vous attendez pas non plus à devenir un futur enquêteur avec la résolution des énigmes: elles sont basiques et généralement pleines d’indications dans les cinématiques. Ce qui attire vraiment, c’est la diversité de l’arsenal disponible. Dans le premier Darksiders, War combattait à la “grosse épée-qui-fracasse-tout-sur-son-passage” et était plutôt qualifié comme de bourrin. Avec Death on joue la subtilité, l’agilité, et comme sa représentation la faucheuse, le cavalier se bat avec une jolie paire de faux. Les armures sont aussi bien différentes, pour les joueurs magiciens dans l’âme ou ceux qui ont une préférence pour le corps à corps. Petite nouveauté comparée au premier volet, si avec War les coups pouvaient être parés, avec Death vous pourrez plutôt esquiver les attaques, idéal pour faire le tour de votre ennemi et trouver son point faible. L’argent du jeu est quant à lui trop facilement acquis, mais il servira à acheter de nouveaux coups spéciaux, de nouveaux items pour votre personnage ou des potions de soin ou de courroux (magie pour vos coups spéciaux), même si tout le matos pourra être généralement trouvé via des coffres dispersés un peu partout dans les donjons proposés.

Darksiders 2 Death

Pour les habitués de Nintendo, c’est plutôt étonnant de trouver un jeu de ce type sur une console initialement prévue pour être familiale, mais le caractère sombre du jeu est franchement bien affiché, avec un personnage principal représentant la mort (on ne peut pas faire plus sombre, là…), des boss terrifiants comme il faut, des armes bien réalisées et des paysages immenses et respectant l’ambiance pour laquelle ils ont été prévus. D’ailleurs, ces paysages sont vraiment plus grands que dans Darksiders, ce qui permet au cavalier de galoper sur sa ténébreuse monture dans tous les recoins d’une contrée pour y trouver les moindres trésors. Les bugs d’affichage sont encore trop fréquents pour un jeu sorti sur des consoles next-gen. Ne craquez pas si vous n’arrivez pas à atteindre une plate-forme alors que celle-ci est « logiquement » atteignable. Le premier opus n’était pas très long à finir, mais on sent que les développeurs ont fait un effort sur ce point. Par contre, n’attendez pas de Darksiders 2 qu’il vous tienne éveillé des jours et des nuits afin de finir la quête principale, elle vous prendra environ 25/30 heures de jeu. Divisé en environ quatre chapitres, le prologue et les deux premiers sont bien étoffés, assez fournis pour nous donner envie de continuer à jouer, mais dès le troisième chapitre, ô frustration ! Quand le chapitre s’achève, le seul sentiment perceptible est une impression de manque, ou de chapitre trop rapidement terminé. Et ne parlons pas de la fin, la seule chose qui pourrait venir à l’esprit serait : « Ah bon. Ben d’accord. » Néanmoins, il faudra compter 10 heures de plus pour terminer les quêtes secondaires des packs de DLC compris dans la version Wii U et comportant de nouveaux donjons, des quêtes secondaires en plus, des armes et armures légendaires et un cheval plus rapide et plus endurant que les versions des autres supports.

Darksiders 2 faucheuseLes commandes sont simples et la prise en main du personnage se fait sans vraiment de problème, n’importe quel joueur ayant déjà tâté du Prince of Persia s’y retrouvera sans soucis. Pour les autres, le prologue nous pose bien les bases. La portabilité sur Wii U n’annonce rien de particulièrement bluffant hormis peut-être le Gamepad qui offre un accès aux options plus direct comme l’accès à l’inventaire, qui facilite l’échange d’armes pour pouvoir s’adapter aux adversaires plus rapidement, ou encore la map du lieu visité, avec affichage des quêtes inclus. Avec son écran, le jeu est aussi jouable sur Gamepad uniquement. Le seul petit hic, la facilité d’accès à cette fameuse barre des sorts. Essayer de se concentrer sur la horde d’ennemis qui arrive dans tous les sens sur votre TV en sélectionnant un sort sur le second écran, c’est pas terrible. Par chance, les développeurs ont pensé à mettre en place des raccourcis, pour ceux qui préfèrent frapper.

En conclusion:

13/20 Graphisme : On ne peut pas dire que Darksiders 2 soit une révolution graphique. Comme tout portage de jeu sorti auparavant sur PS3 ou Xbox 360, il dispose des mêmes graphismes. Quelques défauts cependant, tels les bugs d’affichage plutôt fréquents, ou l’écran qui se bloque à un écran de chargement/sauvegarde entre deux portes quand l’action est trop « intense ».

11/20 Bande son : Même si les voix sont plutôt bien choisies et présentes pour relever le côté sombre du jeu, certains bugs de son se font quand même entendre, et plombent l’ambiance dark du jeu.

14/20 Jouabilité : Quel plaisir de pouvoir se jeter et enchaîner les combos contre des monstres qui en prennent plein la face, d’atteindre les plate-formes les plus inaccessibles après avoir escaladé maintes et maintes poutres ou glissé contre des murs afin d’y récupérer une nouvelle arme ! Mais même si l’action est présente, la simplicité des énigmes est effarante.

13/20 Scénario : Même si l’histoire de Death qui cherche à retrouver l’honneur bafoué de son frère War est bien comprise dès le début du jeu, le héros se retrouve dans des situations quelque fois totalement étrangères à sa quête ultime. Attendez-vous à ne plus savoir qui aider pour atteindre votre objectif.

13/20 Durée de vie : Si vous n’avez pas été convaincus par la durée de vie de Darksiders premier du nom, vous serez vite consolés par la durée de vie de celui-ci, mais ne vous attendez pas non plus à devoir sacrifier une semaine entière pour le finir. Heureusement que la version Wii U comporte déjà les DLC disponibles sur les versions des autres supports, histoire de vous tenir encore quelques heures de plus.


A propos de l'auteur:

Passionné de jeux vidéos depuis l'âge de 6 ans et de ma première N64, j'ai toujours aimé tester, re-tester, détester et partager mes avis sur les jeux. Ayant une préférence pour la filiale du moustachu, j'aime aussi les jeux d'action, les RPG, les MMORPG ou les jeux d'infiltration.

Articles relatifs

Ecrire un commentaire

Vous n'êtes pas connecté sur GamingTest.fr !

Merci de vous connecter ou vous inscrire afin de publier un commentaire.