Assassin’s creed 3 – XBOX 360

7 novembre 2012, par , Pas de commentaires

Alors que les premiers trailers et autres vidéos de gamelay faisaient frémir les foules à l’E3 2012, nous entendions déjà parler de Assassin’s creed 3 depuis quelque temps. Notre longue attente est-elle justifiée? Le soft se montrera-t-il à la hauteur de ses prédécesseurs? Répondre à cette question sera plutôt complexe tant le titre se montre vaste et diversifié, avec une multitude de mode de jeu en ligne ou en solo, il sera difficile pour chacun de s’ennuyer.

Nous retrouvons Desmond dans sa lutte contre les templiers et surtout dans celle pour sauver le monde. A la recherche d’une solution pour empêcher un cataclysme planétaire, il va devoir trouver comment faire fonctionner la station de l’ancienne civilisation et la clé pour l’activer. Notre héros va devoir, à nouveau, se plonger dans la vie de ses ancêtres. L’animus nous envoie, dans un premier temps, au cœur de Haytham KENWAY qui se montrera plutôt pâle en matière de combat et de déplacement. Rapidement Connor fera son apparition et sera, quant a lui, bien plus nerveux et largement plus adroit que son prédécesseur. Niveau Arsenal, on remarque que bien des éléments ont disparus, laissant la roue des armes désespérément vide. Coté recrue en revanche le système est totalement différent mais bien plus intéressant, même si le menu laisse à désirer, en proposant des aptitudes à vos alliés comme la possibilité de vous couvrir à distance en éliminant les gardes qui vous trouvent suspect.

Le premier personnage que nous contrôlons étant mou et plutôt simplet, je ne m’arrêterais pas sur lui pour parler du gameplay. Surtout que ceci concerne un fragment de l’histoire, ce qui ne gêne en rien. Quant à Connor, il montrera dès l’adolescence des signes d’une grande adresse et d’une facilité de déplacement plutôt déconcertante. Expert en escalade, que ce soit dans les falaises ou sur les arbres, dommage que ce ne soit pas le cas en ville. Aucun endroit gérer par le jeu ne lui sera cependant inaccessible. On regrettera la disparition des quelques améliorations de l’épisode Révélation, on ne suit plus automatiquement les personnages avec qui on parle et le héros à tendance a grimpé n’importe où pendant que nous le faisons courir. La carte étant immense, on se demande pourquoi il y a si peu de tour d’observation, les zones révélées sont très limités et il faudra explorer le reste par ses propres moyens. Comme ses prédécesseurs, le titre se montre facile à jouer, l’ajout d’une barre de vie qui remonte seule en est en partie la cause, cependant lors des combats contre certains puissants ennemis il sera impossible de se soigné sans prendre la fuite. Compte tenu du nombre d’armes, le combat à distance est recommandé dans la mesure du possible (certains sous-objectifs vous forçant à prendre des risques). L’IA vacille entre omniscience et profonde stupidité, les gardes vous repèrent de très loin et sont rapidement alertés. Ils vous pourchasseront sans relâche et même si vous échappez à leurs regards, ils continueront à vous suivre. Ils arrivent, entre autre, à remarquer un assassinat aérien dans leurs dos. Cependant si l’un d’eux est abattus à l’arc à trois centimètres d’un second, ce dernier ne s’en rendra pas compte et ce même si ils se regardaient. A noté que même si les doubles meurtres aérien sont toujours possible, au sol c’est une autre histoire. Il faudra demander le pourquoi à Ubisoft. Les contres permettent de tuer plusieurs ennemis à la fois si toutefois un certain nombre d’entre eux vous attaquent simultanément. On retiendra dans l’ensemble que seules les batailles navales proposent un gameplay sans bugs désagréables. Les balades en bateau sont d’ailleurs très réalistes (dans la mesure du possible bien entendu), les différents problèmes pouvant intervenir en mer étant présent et à gérer. En dernier point nous retiendrons que les points de contrôle mal placés seront l’élément le plus honteux qui vous barrera la route vers la synchronisation à 100% de vos missions.

Au niveau des graphismes, le soft est purement magnifique. Un souci très net des détails a été appliqué. Que ce soit sur la modélisation des personnages, de leurs expressions, des armes, des tenues ou encore des véhicules, il n’y a rien à redire. Les décors sont somptueux et très bien remplis, s’y baladé procure un sentiment de plaisance assez agréable. Il faut aussi prendre en compte qu’au cours de l’histoire les saisons changent et donc les environnements également, pendant l’hiver de véritables blizzards peuvent s’abattre sur vous. Lors des autres saisons, on peut passer d’un grand soleil à une forte pluie voir à un orage des plus tenaces. Dans tous ces points, il y a un véritable investissement de la part des développeurs, dommage que ce dernier soit gâché par un nombre ridiculement impressionnant de bugs de textures en tous genre. Animaux figés, arbres à moitié transparent, morceaux du corps qui se perdent dans le décor, des éléments qui flottent dans les airs que ce soit le joueur ou les PNJ voire même de simples objets inanimés. Ce genre de petits problèmes ne soulèverais pas de colère si ce n’était pas le cinquième volet de la série, après une telle expérience et surtout une présence en bien moindre quantité de ces défauts dans les précédents titres, on est en droit de se poser des questions sur le sérieux avec lequel le jeu a été programmé. Le soft n’en souffre tout de même pas malgré que ce soit désagréable à voir, ne passez pas à coté pour autant.

Avec ses douze séquences et ses quêtes annexes, ainsi que la possibilité de les rejoués à volonté, le jeu offre une durée de vie juste époustouflante. Il sera à votre guise de suivre l’avancé du scénario, de vous concentrer sur la chasse ou encore sur les “missions citoyens”. Une fois l’histoire finie, un mode multijoueurs étoffer pourra parfaitement prendre le relais. D’autant plus que pour la première fois un didacticiel permettra de comprendre les différentes manières de battre ses adversaires. Pour finir, le mode meute offrira aux joueurs une expérience de coopération à travers un certain nombre de missions. Niveau sonore, une nouvelle fois des soucis se font ressentir, il vous faudra notamment augmenter le volume de votre téléviseur pour entendre correctement les effets divers ainsi que les conversations. Les musiques, quant à elles, sont bien réglées ce qui vous vaudra quelques sursauts aux moments des conflits ouverts. Passer ce détail l’ambiance du jeu est plutôt bien choisis, les développeurs aillant fait le choix judicieux de conserver des bruits naturels plutôt que des musiques permanentes.

En conclusion

14/20          Graphisme : Le jeu est magnifique et un souci du détail a été exercé, dommage que la rigueur ne soit pas au rendez-vous. Les développeurs avaient les moyens et l’expérience pour sortir un jeu exceptionnel mais le résultat est une foule de bug en tous genres.

16/20          Bande-son : Le choix d’éviter les musiques au profit des sons naturels était très bon, dommage que des bugs viennent une nouvelle fois gâché l’expérience du joueur. Des niveaux sonores mal réglés et des sursauts dans le volume rendent l’ambiance générale désagréable. Heureusement ces désagréments ne sont pas permanents.

16/20          Jouabilité : Malgré des performances optimales en forêt et en montagne, le personnage devient lourd et stupide en ville, la moindre course proche d’un mur ou autres surfaces verticales vous vaudra des pertes de temps et des comportements suspects de sa part.

18/20          Scénario : L’histoire de Assassin’s creed 3 est de loin la plus passionnante de la série, pour une fois il est impossible de prévoir la fin du jeu ni même de certaines séquences tellement les rebondissements sont nombreux. Il faudra cependant un suivi précis pour la comprendre, gare aux joueurs “tunnel”.

18/20        Durée de vie : Cette note peut paraître exagérée aux premiers abords, le titre offre un mode solo profond et captivant et le mode multijoueurs en rallonge l’intérêt. Les joueurs peu assidus le termineront en une dizaine d’heures mais ne comprendront rien. 15 à 20 heures seront utiles pour le finir de façons intéressantes, il en faudra bien d’avantage pour la synchronisation totale et la réalisation de toutes les quêtes annexes. Personnellement je n’ai pas terminé toutes les missions secondaires et j’en suis déjà à plus de 40H.

 

 Note finale : 16/20

Assassin’s creed 3 avait le potentiel pour être le meilleur de la série, cependant sa finition gâche un titre d’une grande qualité. Les nombreux problèmes parcourant le décor, le gameplay et la bande-son font mal au cœur alors que les phases de déplacement en nature, la chasse et les batailles navales tendraient plutôt à le réchauffer. Quelques soucis avec l’équipement se feront sentir, la croix des raccourcis se vidant parfois et le matériel que l’on a choisis se retrouve changer sans notre intervention. Ces détails, ma foi trop présent, ne gênent pas le jeu et surtout n’empêchent pas la progression du joueur, ils se contenteront d’être désagréables. Espérons juste que des patchs sont prévus pour les corrigés. A noté qu’un saison pass est déjà disponible, pour ceux qui le voudrons, il coûte 2100 MS sur XBOX et environ 30 euros sur le PSN. Reste à savoir si son contenu sera intéressant.

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