Test Slender : The Eight Pages

Article communautaire publié par le 2 mars 2015, Pas de commentaires

Aaah, rien ne vaut une petite balade nocturne en forêt avec caméra et lampe torche pour se faire un petit remix de Blair Witch, malheureusement je crois que j’ai perdu mon chemin. Ça tombe bien, quelqu’un a laissé une lettre d’indications sur un arbre. Mais pourquoi c’est écrit « COUREZ ! » dessus ? Et pourquoi y a-t-il tout d’un coup des parasites sur mon écran de caméra ? Je vais demander à ce type à grands bras là-bas, il sait peut-être quelque chose…

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Promenez-vous dans les bois…

Slender « The Eight Pages » est un survival-horror à la première personne où vous incarnez une jeune femme évoluant dans une forêt déserte dont le but est de retrouver 8 pages disséminées aux quatre coins de la zone. Cependant, et vous vous en doutez, vous n’êtes pas seul(e) dans ce bois. Vous serez poursuivi(e) par le Slenderman (ou Slender Man), grand échalas kidnappeur et tueur à ses heures perdues, qui a tendance à vous trouver à son goût. Cette légende urbaine née sur le forum Something Awful en 2009 est assez mystérieuse : il est décrit comme un être de grande taille, mince, sans traits de visage (un masque blanc le recouvre) et des bras anormalement longs. On ignore d’où vient cette créature surnaturelle, qui apparaît vêtue d’un costume, le plus souvent à proximité de groupes d’enfants pour les enlever et/ou les tuer. Il a également des tentacules dans le dos qu’il déploie lorsque sa victime est proche. Il est donc peu recommandé de rester à ses côtés, comme vous allez vite l’apprendre : en effet, dès qu’il est à proximité de vous, l’écran se brouille, signe qu’il faut s’éloigner de la zone le plus rapidement possible !

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Fuyez pauvre fou !

Le jeu commence vraiment au moment où vous vous emparez de la première feuille. Dès lors, une musique commence à se faire entendre pour ne s’arrêter que lorsque vous aurez fini votre besogne. Le Slenderman devient le ressort du jeu, à la fois ennemi, timer et incarnation de l’esprit du jeu, à savoir le stress lié à son apparition. Chaque feuillet comporte un court message faisant référence au personnage ou à la situation. Si sur certaines pages on lit les précieux conseils « courez » ou « ne vous retournez pas » qui nous éviterons quelques peurs bleues supplémentaires, ces dernières contribuent à mettre davantage de pression au joueur, lui indiquant que les précédents campeurs ne s’en sont pas sortis. Pour prendre toute la mesure de l’ambiance il vaut mieux se mettre en condition, à savoir de préférence la nuit ou dans le noir avec un casque (pour ne pas déranger le voisin du dessus) et on prend plaisir à regarder un ami avancer à tâtons, en lui conseillant de rentrer dans un bâtiment tortueux à la visibilité réduite. Dans les bois nous croiserons véhicules, feu de camp, toilettes publics et pierres monolithiques. Le jeu n’est pas beau en soi, mais les textures et l’environnement sont suffisamment bien faits pour faire peser la crainte de voir surgir le Slenderman à tout moment. Pour rappel le jeu est gratuit et fait 60 Mo. Il s’en tire donc très bien.

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Si je tenais l’idiot qui laisse une page dans les toilettes !

Vous avez pour seuls objets vos jambes et une lampe torche qu’il faudra apprendre à gérer car la batterie est limitée. A noter également que si vous courez la lampe se baisse et vous n’éclairez qu’à quelques mètres devant vous. Cette petite mécanique ajoute une touche de stress supplémentaire. Ainsi il est préférable d’avancer lampe éteinte si vous avez un peu de visibilité et réserver vos piles pour les endroits les plus sombres. L’éclairage ténu nous force à se rapprocher de l’endroit que nous éclairons. L’interface est entièrement dépouillée : pas de jauge d’endurance ni d’indicateur de lampe-torche, tout l’écran nous plonge dans les bois. La musique est très importante dans ce jeu car elle est une part essentielle de l’atmosphère. En effet à mesure que vous récupérez les pages elle se fait plus oppressante, rajoutant un bruitage et occupe davantage votre esprit en venant renforcer l’angoisse ambiante. Les bruitages ne sont pas en reste, ainsi les apparitions à l’écran de Slenderman sont toujours ponctuées d’un éclat sonore à glacer le sang ainsi qu’un bruit de brouillage du son lorsqu’il est proche de nous. Un dernier détail : ne croyez pas que les pages sont toujours aux mêmes endroits… Vous pouvez crier, rien n’y fera, vous n’avez que vos jambes pour courir.

Slender s’impose comme une petite pépite de l’horreur qui reste malgré son faible contenu un pur concentré de nos peurs primaires. À ne pas mettre entre toutes les mains…

 

En conclusion

  • 13/20 Graphisme : rien de très joli mais bien suffisant pour rentrer dans le jeu. Plusieurs environnements se côtoient entre les arbres de la forêt.
  • 16/20 Bande-son : La musique dessert parfaitement le but du jeu en nous plongeant dans l’ambiance et les bruitages sont dans l’ensemble réussis.
  • 14/20 Scénario : L’exploitation d’une légende urbaine née sur Internet est plutôt une bonne idée, qui donne corps au mythe.
  • 14/20 Jouabilité : Peu de mouvements et des outils limités à dessein pour que notre position soit délicate et de fait très adapté à l’ambiance du jeu.
  • 14/20 Durée de vie : le point faible du jeu, qui en lui-même est très court puisqu’il suffit de ramasser les 8 pages pour « finir » le jeu. Cependant de nombreux mods gratuits tirés du jeu existent et prolongent l’aventure.
  • -/20 Multijoueur

La note globale du rédacteur : 16/20

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