Test Horizon : Zero Dawn

Article communautaire publié par le 13 mai 2017, Pas de commentaires

Révélé à l’E3 2015 pour la première fois comme une nouvelle licence de Guerrilla Games (Killzone), Horizon : Zero Dawn est devenu la figure de proue de la PlayStation 4. Sorti le 1er mars 2017, il a au cours des derniers mois constitué une hype solide autour de son univers préhistorico-post-apocalyptique, sa direction artistique très à part, et surtout un monde ouvert immense, propice à une exploration éperdue, recélant tous les mystères liés à un background jouissif. Un ensemble plein de promesses.

La nature semble avoir repris ses droits sur la Terre et la civilisation humaine semble s’être effondrée depuis des centaines d’années. Dans un univers dont on ignore tout, l’humanité s’est regroupée en différentes tribus qui vivent dans la crainte et le respect des machines. Remplaçant quasiment toutes les formes de vie existantes, les machines ont développé des comportements animaux, fonctionnant ainsi en troupeaux ou en meutes. Les humains, quant à eux, sont revenus à une société tribale, basée sur une religion solide, et ignorent tout de l’origine des machines et de leurs créateurs, les Anciens. C’est dans ce contexte que nous incarnons Aloy, une petite orpheline rejetée de tous mais qui va devenir une guerrière respectée. En pénétrant par hasard dans un site des anciens, Aloy met la main sur le Focus, une petite plaque en métal collée à sa tempe, qui lui permet de déceler les mystères des Anciens.

Alors qu’il s’engage sur une intrigue tournant autour des tentatives de meurtre perpétrées au sein de la tribu d’Aloy, le scénario prend un virage à 90° pour nous raconter

Horizon aurait pu être un jeu brillant, et il l’est indéniablement sous certains aspects. Une direction artistique sublime, un système de combat tactique mêlant infiltration et corps-à-corps… Mais il y a des revers à ces qualités, beaucoup. Les visages sont réalistes mais rigides, donc incroyablement inhumains, l’IA est à la ramasse en infiltration (sérieusement, tu la vois pas, planquée dans ses fleurs, avec son arc et son lance-grenades ?), et le monde ouvert est beaucoup trop grand. Horizon est dirigiste malgré tout, et ne laisse qu’une faible part d’exploration. Tout est scénarisé ou intégré à des collectibles, il n’y a aucune forme de réelle découverte dans le jeu : tout finit par avoir un intérêt. D’ailleurs, le jeu propose vers la fin d’acquérir un item permettant d’effectuer des voyages rapides illimités, démontrant une fatigue même chez les développeurs. Le focus sert juste de simili-sens de Sorceleur.

Toutes les mécaniques de Horizon sont vues et revues partout dans le jeu vidéo. À l’heure où les grandes productions se concentrent soit sur des multi à grande échelle, soit des mondes toujours plus vastes, Horizon ne tire son épingle du jeu que par son speech de base : voir s’affronter des hommes préhistoriques et des machines. Horizon explicite tout, ne laisse aucune place à l’interprétation, dévoile chaque mystère possible, et brise par-là tout l’intérêt de son monstrueux monde ouvert. L’aventure finie, on se rend compte qu’il ne reste plus grand chose à explorer, tant le scénario paraît alors creux.

Ecrire un commentaire

Vous n'êtes pas connecté sur GamingTest.fr !

Merci de vous connecter ou vous inscrire afin de publier un commentaire.