Test de XCOM : Enemy Unknown PC

Article communautaire publié par le 8 février 2016, Pas de commentaires

XCOM… Un nom qui devrait rappeler des souvenirs aux plus anciens briscards du jeu vidéo sur PC. Tout d’abord connue sous le nom de UFO, elle fut un grand succès en 1993 pour tous les aficionados des jeux de stratégie au tour par tour. Fort de ce succès, la série UFO revient sur le devant de la scène avec trois jeux sortis entre 2003 et 2007. Aftermath, Aftershock et Afterlight de leurs petits noms, ces trois titres sont parvenus à rassasier les fans de la première heure mais aussi un tout nouveau public qui a ainsi découvert ce gameplay typique et des invasions d’extra-terrestres hostiles. 2K s’est emparé de la licence et confie le développement de XCOM : Enemy Unknown à Firaxis, studio à l’origine de la série Civilization. Un poids lourd du jeu de stratégie au tour par tour qui laisse augurer du bon pour ce cru 2012, mais qu’en est-il vraiment ?

 

Le scénario, alarmiste et emprunt de terreur de l’inconnu, tient sur un ticket de métro : sur Terre, en l’an 2015, une invasion alien met à mal les armées du monde entier. Pour parer à cette menace bien réelle, plusieurs pays du Monde s’allient et fondent le projet XCOM. Un groupe destiné exclusivement à la gestion de la crise planétaire et l’élimination de la menace extraterrestre. Pour cela, le joueur se voit confier la mission de commander ses troupes sur le terrain, mais aussi dans les airs. Pour couronner le tout, le joueur est également à la tête des filiales de productions de matériel, de véhicules ainsi que des projets de recherche, sans oublier la configuration de la base avec construction de diverses structures. On jongle donc entre missions sur le terrain avec gestion d’une équipe de quatre à six soldats et la gestion pure et simple de la base. Retenez bien que tout est lié dans XCOM : chaque action impacte plus ou moins directement le gameplay dans ses aspects divers et variés. La gestion de la base, très complète, pourrait en refroidir plus d’un mais elle s’avère, somme toute, simplifiée à l’excès et donc parfaitement abordable aux joueurs découvrant la série. Il va falloir développer et construire des ateliers pour la production de matériel par les ingénieurs. Un pan de gameplay à micro-gérer pour obtenir de meilleurs équipements en armes, protections et objets pratiques en combat. Ils sont également chargés de la construction de chasseurs pour se lancer à la poursuite des ovnis repérés de par le Monde pour les descendre et intervenir au sol sur l’épave. Les ingénieurs sont également affiliés à la fonderie qui développent moult améliorations des systèmes d’attaque et de défense de nos diverses unités. Vient ensuite le laboratoire de recherche auprès duquel on finalise les projets de recherche scientifique pour le développement de nouvelles armes ou l’approfondissement des études sur les vilains aliens. Connaître son ennemi est primordial pour le vaincre. Ces structures (et celles que vous découvrirez au fil des heures de jeu) consomment de l’énergie et vous serez donc appelé à construire des générateurs pour alimenter tout ce petit monde.

 

Vient ensuite la salle de surveillance, étape immanquable qui vous permet de visualiser le niveau de panique des divers pays membres du conseil XCOM disséminés sur toute la surface du globe. C’est ici que vous pourrez vendre au marché gris les objets inutiles pour renflouer vos caisses. C’est aussi dans cette salle que les rapports mensuels sont envoyés au conseil pour y être évalués et obtenir vos récompenses mensuelles (ingénieurs, scientifiques et argent). C’est également par le biais de cette salle que le joueur déploie des satellites pour surveiller de près les différentes nations sur les cinq continents. Ils permettent d’améliorer la détection d’ovnis et d’attaques extraterrestres mais aussi maximiser les gains en personnel et argent versé et enfin la baisse du niveau de panique des différents pays. Ce niveau de panique grandit à chaque fois que vous n’intervenez pas dans tel ou tel pays (les missions d’enlèvements proposent toujours trois emplacements au choix). Si le niveau de panique atteint son maximum dans un pays, il faut y déployer un satellite ou réussir une mission au sol. Sans cela, lays paniqués peuvent se retirer, eux et leur financement, définitivement du projet XCOM. Vient ensuite l’élaboration et la gestion de votre équipe de soldats via la caserne. Ici, vous choisissez quels soldats envoyer au sol pour des missions de sauvetage et de pillage de carcasses d’ovnis entre autres. Depuis l’écran de personnalisation de chaque soldat, vous leur attribuez armes, armures et objets variés en fonction des objectifs imposés par le conseil (récupération de matériels aliens, de corps, de prisonniers, sauver des civils…). Sachez enfin que vos soldats disposent tous d’un grade. En enchaînant les succès lors d’actions au sol, vos hommes (et femmes) gagnent en expérience et en points de vie pour chaque grade. Des grades qui offrent quatre spécialisations qui sont les suivantes : snipers, grenadiers, commandos et sapeurs, chacune imposant des restrictions en matière d’armement. Ces rôles sont dévoilés au premier grade (2ème classe) et le joueur n’a pas la main pour décider du devenir de chacun. Par la suite, chaque spécialiste offre un panel de compétences avec choix cruciaux pour la survie de votre équipe. Une gestion minutieuse de tous ces paramètres décidera, en grande partie, du succès de vos missions. Un pan de gameplay primordial, qui se révèle intuitif tant dans le maniement de l’interface que dans l’équipement de nos soldats. Du bon travail, bien que les finitions pèchent un peu avec des menus contextuels qui ne fonctionnent pas toujours. Un léger bug dont on s’affranchit en un clic. Même chose pour la base : libre à vous de cliquer sur les différentes salles de la base ou via l’interface de raccourcis rapides en haut de l’écran. Le tout fonctionne à merveille et permet une gestion rapide et instinctive de tous les aspects en amont des batailles en elles-mêmes.

 

Des batailles qui sont au cœur des préoccupations du joueur puisqu’ils s’agit ni plus ni moins du gameplay principal du jeu. Sur le terrain, votre escouade dispose de deux déplacements, à effectuer en une ou deux fois. La plupart des soldats peuvent se déplacer une fois et tirer ensuite pour terminer leur tour mais aussi se déplacer au maximum mais sans possibilité d’attaque. L’interface de déplacement est très claire et efficace. On distingue parfaitement la limite du premier déplacement et celle du second. Pour attaquer, en tant que commandant des opérations, c’est à vous de décider des positions à couvert de vos hommes. Certains emplacements protègent tout le corps tandis que d’autres ne protègent qu’à moitié une unité. Ces couvertures, qui n’empêchent aucunement vos ennemis de vous toucher, réduisent le taux de réussite des attaques lointaines ennemies. Même chose pour vos attaques : plus vous approcherez vos hommes d’une cible et plus son pourcentage de chances de toucher augmente. Attention toutefois ! En fonction du mode de difficulté choisi (il y en a quatre) vos hommes seront plus ou moins précis. Il faut également savoir qu’un taux de 98% de chances de toucher au but peut rater. Tout comme un taux de 25% peut réussir… Une composante aléatoire qui peut vous donner un avantage certain sur vos ennemis mais qui peut potentiellement placer vos soldats dans une situation critique. D’ailleurs, il semble que ce côté aléatoire penche clairement en faveur des aliens au détriment du joueur. Toujours en fonction du mode de difficulté, il faudra mettre en avant certains personnages et d’autres en retrait en fonction de leur spécialisation, de leur équipement et de leurs points de vie. A force de recherche et de production, votre équipement s’améliore tant en précision qu’en dégâts infligés. Mais le jeu dispose d’atouts qu’il révélera en temps voulu pour, lui aussi, améliorer ses troupes et rendre bien plus complexes les missions au sol. Mise à part cette injuste composante aléatoire, le gameplay est solide, précis et l’interface affiche de façon très bien pensée et très ergonomique les différents éléments de gameplay. Même si cela arrive, rares sont les déplacements malencontreux. Pour ce qui est des attaques, il est virtuellement impossible de se tromper. A moins bien sûr de privilégier la rapidité d’action à l’efficacité. En résulte des combats intenses, riches en sensations à tel point que l’on en vient autant à souhaiter une nouvelle mission qu’à croiser les doigts pendant les attaques alliées et ennemies. Prenant et addictif, on fait difficilement mieux en matière de gameplay au tour par tour. Firaxis livre ici un produit fini dans ses moindres détails et diablement efficace. On en redemande !

 

Au niveau du multijoueur nous ne trouvons qu’un seul mode : le Deatmatch. En un contre un, votre escouade de six soldats maximum affronte une autre équipe dirigée par un joueur. Avec le système de matchmaking intégré, les parties avec classement limitent le temps d’action à 90 secondes par tour et par joueur. Il atteint les 120 secondes pour les parties publiques et sans classement. Le principe est simple, il suffit de paramétrer ses soldats en les équipant avec armes, armures et objets. Toutefois, vous ne disposez que de 10 000 points au départ. Du coup, il faut se contenter du strict minimum, ou presque. Toutes les armes et toutes les armures ainsi que les objets sont disponibles dès la première partie. Mais tabler sur une équipe de deux membres seulement, avec un bon équipement, se révèle plus risqué qu’avec une équipe de six soldats non gradés et équipés modestement. A vous de décider de la voie à emprunter pour enchaîner les succès, gagner des points et ainsi améliorer l’équipement et l’efficacité de vos unités durant la bataille. Enfin, saluons le bon travail des développeurs sur le plan technique. Visiblement, le budget n’était pas forcément conséquent pour développer ce titre au bon goût de nostalgie. Si les dernières innovations graphiques ne sont pas représentées, nous sommes en présence d’un moteur 3D séduisant, au framerate stable (on ne déplore que de très brefs freezes d’écran) et aux textures un peu fades. La modélisation et l’animation des personnages sont de bonne facture tandis que les cinématiques n’ont visiblement pas été dotées d’un soin particulier. Elles sont très lisses et clairement en retard sur les poncifs du genre. Mais qu’à cela ne tienne, le jeu n’en est pas mauvais pour autant. Loin de là ! Son gameplay complet, intuitif et prenant au possible, telles sont les véritables qualités de ce titre à ne manquer sous aucun prétexte si on aime le genre stratégie au tour par tour. Ajoutez à cela une très bonne durée de vie qui se chiffre en dizaines d’heures et vous obtenez une campagne solo grisante. Quand au multijoueur, on regrette qu’il ne propose que des duels et pas de modes de jeu par équipe. Firaxis ne s’est pas foulé pour le coup. Le mode solo rend tellement accro qu’on aurait aimé prolonger l’expérience un peu plus longtemps. Il faudra attendre une suite pour, peut-être, voir ce mode évolué et enrichi.

 

En conclusion :

 

15/20 Graphismes : Des graphismes séduisants qui n’ont rien de bien impressionnants mais ce n’est par sur le plan technique que le jeu mise pour plaire au plus grand nombre. Développé sur le très connu Unreal Engin, le moteur du jeu n’exploite pas les dernières technologies en matière d’effets graphiques. Les personnages sont bien modélisés et détaillés, les animations s’avèrent très correcte et les décors en 3D, bien que froids en termes de textures, remplissent leur rôle avec des cartes générées aléatoirement pour chaque mission.

12/20 Bande son : Plutôt discrète, on nous sert des bruitages immersifs avec hurlements de victimes humaines, sons inquiétant des races aliens, explosions et détonations des armes bien senties, permettant de déterminer quel type d’arme est utilisé. Du bon travail, mais on ne peut pas en dire autant des musiques du jeu. Très discrètes, les mélodies rythmant les combats permettent de savoir si un ennemi est en vue ou pas. Mais à part ça, la musique n’est clairement pas mise en avant.

12/20 Scénario : Comme nous le disions dans le corps du texte, ce n’est pas la principale force du jeu. Une banale invasion de méchants extraterrestres qu’il faut éradiquer jusqu’au dernier. Banale et très convenue, la narration n’emballe pas vraiment avec bien peu d’objectifs principaux pour rythmer les parties.

17/20 Jouabilité : C’est là l’une des grandes forces du titre de Firaxis. Une interface claire, épurée et précise permet une prise en mains totale et immédiate. Contrôlable entièrement à la souris, le jeu dispose de quelques raccourcis clavier pour les amateurs de contrôle rapide. Que ce soit pour la gestion de la base ou le commandement d’une escouade au sol, le jeu se révèle parfaitement abordable même pour les grands débutants avec un tutoriel grandeur nature bien ficelé en guise de mise en bouche. Un gameplay solide, fidèle aux premiers jeux de la licence qui séduit son public dès les premières minutes de jeu.

17/20 Durée de vie : Excellente ! La partie solo vous occupera entre trente et quarante heures au bas mot en fonction du rythme de votre progression et du mode de difficulté choisi.

13/20 Multijoueur : Très peu de modes de jeu, un seul en fait. Rien que des duels en un contre un qui offrent des carottes sympathiques avec un meilleur équipement et des grades stratosphériques pour faire de vos soldats de vraies machines à tuer. Le gameplay est identique au solo avec toutefois une restriction de temps par tour et par joueur. On en espérait plus.

La note du rédacteur : 16/20

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