Test The binding of Isaac : Rebirth – PC

Article communautaire publié par le 24 février 2015, Pas de commentaires

3 ans après l’arrivée du premier opus sur la célèbre plateforme de jeux Steam Mr Edmund McMillen, le créateur de Super Meat Boy nous livre une version furieusement améliorée de The Binding of Isaac. Malgré le contenu déjà incroyablement riche de l’ancien jeu, The Binding of Isaac : Rebirth nous offre pléthore de nouveaux objets et nouvelles fonctionnalités mais ce jeu est-il une simple mise à jour ou un jeu à part entière ?

Vous incarnez le jeuitemne Isaac, un garçon vivant avec sa mère qui, un jour en regardant des programmes chrétiens à la télé, reçoit un appel de Dieu. Celui-ci lui affirme qu’Isaac est habité par le pécher et qu’il faut le guérir en l’éloignant de toute tentation. Le pauvre se retrouve alors nu sans ses jouets. Une autre intervention de Dieu pousse sa mère à l’enfermer dans sa chambre. Et lors de la dernière intervention de la voix divine, celle-ci la félicite mais lui demande de tuer Isaac pour prouver sa foi. Celle-ci s’exécute et Isaac tente alors de fuir. La seule issue que notre ami trouve est une trappe qui mène à la cave. On est d’accord, à première vue c’est un jeu tout ce qu’il y a de plus religieux reprenant le chapitre biblique du sacrifice d’Isaac mais ce n’est qu’une toute petite partie du jeu. Le jeu est largement inspiré de la série des Legend of Zelda, de leur partie « dungeon crawler » plus précisément. Le principe est simple : Vous traversez des étages remplis de monstres tous plus bizarres, nombreux et trashs les uns que les autres, de nombreux rochers et champignons ainsi que de beaucoup… De caca. Thème très récurrent dans le jeu que ce soit avec les ennemis ou les objets. Votre quête vous fera traverser des tonnes de salles dans des étages générés aléatoirement dont le passage vous sera accordé par la mort du boss de ceux-ci pour vous mener vers votre pire ennemi : la mère d’Isaac. Vos armes sont les larmes de notre enfant triste. Elles sont modifiables grâce au nombre proprement ahurissant d’objets disponibles dans le jeu (+ de 350 tout de même) qui vous permettent d’avoir des effets de larmes très variés qui vont de la boule de feu au laser en passant par les faux et des effets tout aussi divers sur le personnage en lui-même comme des boucliers, un effet bulldozer ou encore simplement le pouvoir de voler. Vous pourrez aussi vous aider de familiers qui peuvent tirer des larmes de toutes sortes de la même manière qu’Isaac et vous avez aussi à disposition des objets à utiliser avec la barre espace pour activer des effets tout aussi divers que ceux présentés avant. Vous devrez aussi récolter les objets type du jeu vidéo : des clés, des bombes et des pièces qui vous aideront à pénétrer dans les magasins, les bibliothèques, les salles de jeu et d’autres salles secrètes.Il est sympathique de voir que tous les objets du jeu sont des références à d’autres célèbres jeux comme la série du moustachu ou même aux jeux créés par McMillen, à la bible évidemment, aux nombreux meme d’internet et plein d’autres thème encore. Des malédictions viendront aussi corser un peu le jeu de temps en temps sur les étages pour vous cacher la carte, vous amener dans un étage XL, vous assombrir les salles, etc.Challenge

Dans le mode de jeu « de base » vous aurez accès à 11 personnages qui ont tous leurs particularités. Isaac est le personnage avec lequel on commence et les autres sont à débloquer. Ils sont pour la plupart inspirés de la bible. On pourra donc voir apparaître le nom de Caïn, Eve, Samson et quelques autres encore. Un personnage est aussi inspiré d’un jeu du créateur de celui-ci : « ??? » (Ce n’est pas une blague, c’est le vrai nom du personnage). Vous aurez aussi accès à deux modes de difficulté : Normal qui correspond à la difficulté de base et Hard qui vous permettront de débloquer des succès et objets non déblocables autrement. Le jeu étant déjà assez exigeant en termes de chance et de skill au clavier, il est conseillé de commencer en Normal pour s’habituer un peu au rythme du jeu. Si la difficulté est vraiment trop grande pour une seule personne vous pouvez jouer avec un ami en local avec une manette PC (ou le clavier si vous avez-vous-même pris la manette) qui viendra vous prêter main forte dans cette aventure sous forme d’un familier qui prendra un de vos cœurs de vie pour apparaitre. Sa mort ne met pas fin au jeu mais vous ne récupèrerez le cœur donné que si c’est un cœur rouge qui laisse un réceptacle vide (rechargeable avec des cœurs rouges) quand il est perdu contrairement aux cœurs gris qui disparaissent et aux cœurs noirs qui sont la même chose que les gris à ceci près qu’ils blessent les ennemis en disparaissant. Et pour les amateurs de speedrun, on peut afficher un timer en jeu avec TAB en même temps que cela agrandit la carte.Vous aurez aussi accès à un mode challenge qui vous permet de parcourir les dédales formés par les salles, d’étages en étages avec des contraintes, généralement un lot d’objets donnés au début qui, en interagissant entre eux peuvent vous aider largement à finir la session ou la rendre extrêmement difficile. Les compléter vous permettra de débloquer des objets impossible à obtenir autrement et aussi la satisfaction d’avoir réussi un truc horriblement dur. À mesure que vous finirez vos sessions, vous débloquerez de nouveaux objets, de nouveaux étages et différentes fin qui vous dévoileront un peu plus le scénario assez profond qui se cache derrière ce jeu aux allures bibliques et scatologiques, au nombre de 16, obtenues en finissant les étages spéciaux débloqués. Notons aussi que vous n’aurez plus besoin de stocker des fichiers de sauvegarde manuellement pour pouvoir recommencer sans perdre votre progression précédente car il y a désormais possibilité de créer jusqu’à 3 sauvegardes indépendantes.

Les graphismes sont de qpoopualité mais pas de la façon dont on pourrait le penser. Ce ne sont pas des graphismes en full HD à vous mettre une méchante claque lorsque vous lancez le jeu, c’est en fait un magnifique travail de pixel art qui rend extrêmement bien même sur un écran large. Et pour ceux qui seraient agressés par la taille des pixels, un filtre qui augmente la netteté peut être activé dans les options. La bande son est très sympathique. Le thème principal colle parfaitement à l’ambiance du jeu et il en est de même pour les différents thèmes qui parsèmeront votre parcours dans le donjon. Ils changeront en fonction de l’étage où vous êtes et aussi dans certains types de salles comme celles des bosses ou les salles de jeu. Il n’y a pas une musique unique pour chaque boss mais on peut facilement comprendre qu’il est difficile de faire ceci quand il y a plus en a plus de 50. On aura aussi droit à une petite fanfare quand on prendra un item à la manière de Metroid ou quand on découvre une salle secrète comme dans Zelda. Malgré son aspect a priori répétitif, la génération aléatoire de salles, d’objets, d’ennemis et de malédictions ainsi que le mode challenge permet de ne pas se lasser après quelques sessions de jeu et donne une durée de vie énorme au jeu. La difficulté et les frustrations qui peuvent découler de mort bêtes ou complètement inévitables risquent en revanche de freiner les ardeurs de bien des joueurs. The Binding of Isaac : Rebirth n’est donc pas qu’une mise à jour toute bête du premier titre sorti en 2011 mais bien un jeu tout neuf bien plus riche que ce dernier, qui l’était pourtant déjà beaucoup.

En conclusion

Graphismes 15/20 : Les graphismes sont très bien travaillés mais ce ne sont pas des textures en ultra haute résolution. Le point de vue sur ces graphismes reste extrêmement subjectif. Les nostalgiques des années 80-90 pourront apprécier ce style quand les fans de jeux récents de gros éditeurs vont trouver les textures horribles.

Bande son 18/20 : La musique s’adapte à toutes les situations, le thème principal est accrocheur. Bref, il n’y a quasiment rien à dire si ce n’est que les thèmes peuvent lasser au bout de quelques dizaines d’heures de jeu.

Jouabilité 18/20 : Le jeu est simple à prendre en main, on s’adapte généralement assez vite aux effets des objets qu’on ramasse et les difficultés de jeu arrivent surtout au début avant qu’on prenne nos marques et qu’on repère les objets à prendre et ceux à éviter.

Durée de vie 20/20 : Le jeu peut nous fournir plusieurs milliards de sessions possibles et la difficulté du jeu en lui-même ou du style de jeu des personnages disponibles ainsi que le très grand nombre de choses à débloquer donnent une durée de vie quasi infinie à Isaac : Rebirth.

Scénario 17/20 : Le scénario de base est une adaptation moderne très réussie du mythe biblique d’Isaac et les fins sont très libres à l’interprétation sur la véritable histoire d’Isaac et de sa mère.

Multijoueur 13/20 : Le multijoueur est assez bien fait, le familier incarné par le second joueur est tout aussi mobile que celui du premier joueur. En revanche c’est dommage de ne pouvoir jouer qu’en local et on regrettera aussi le fait qu’il faille voler un cœur au joueur 1 pour pouvoir apparaître à l’écran.

Note globale : 17/20

 

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