Stardew Valley

Article communautaire publié par le 3 juin 2016, Commentaires fermés sur Stardew Valley

A l’heure où des hits tels que Fallout 4 ou Doom font une entrée fracassante, la scène indépendante réussi tout de même à proposer quelques titres qui savent attirer l’œil, c’est par exemple le cas de Stardew Valley, jeu de gestion/RPG de ferme. Saura-t-il monter au panthéon du jeu indé comme l’ont fait Super Meat Boy, Bread ou Fez ?

Un exemple de champ au début du jeu

La séquence d’introduction vous montre près de votre grand-père virtuel, celui ci vous lègue une lettre, et vous demande de ne l’ouvrir que lorsque vous vous sentirez écrasé par le poids de la société moderne. On vous retrouve alors quelques années plus tard, travaillant dans un box dans un immense bureau, vous n’en pouvez plus, et décidez d’ouvrir la fameuse lettre. Vous apprenez alors que votre grand-père vous a laissé sa ferme ! Sans plus attendre vous vous mettez en route, pour vous retrouver à Stardew Valley.
Vous êtes alors accueilli par quelques autochtones qui vous expliquent le fonctionnement du jeu. Le but est simple : entretenir la ferme et ses champs, en faire un commerce et en vivre. On vous donne alors vos première graines, et hop ! Au boulot !

 

Le jeu se compose d’un cycle infini de 4 saisons, chaque saison possède ses propres graines à planter et ses propres mystères et événements.

En hiver

Vous disposez d’une petite cabane avec un lit pour vous reposer lorsque votre énergie est basse, et d’une télé pour vous renseigner sur l’astrologie et la météo, ces derniers impactant la chance de loot et vos récoltes. Vous pourrez même par l’avenir customiser votre bicoque et ajouter quelques éléments bien sympathiques.
Le jeu cependant ne s’arrête pas à la simple gestion d’un champ, on a Farming Simulator pour ça. Quelques éléments de scénarios, que vous découvrirez peu après le début du jeu, vous embarquera dans une quête assez folle dans un univers assez mystique. Vous pourrez alors partir pêcher ou même miner pour vous faire forger des armes pour aller oxyre les créatures les plus impitoyables du jeu  (ou un sceau) ou bien tenter de trouver des trésors. Car la est la difficulté du jeu : savoir alterner entre exploration et agriculture, et c’est parfois très compliqué à gérer. Car il vous faudra de l’argent pour vous acheter de l’équipement et de nouvelles graines, et l’argent vient en vendant vos récoltes et loots. Sachez que vous n’êtes pas seuls dans cette aventure, et que vous pourrez compter sur les villageois, que vous pourrez romancer, pour vous vendre des produits intéressants. Ils vous proposeront aussi une multitude de quêtes secondaires, de la collecte d’artéfacts à la récolte. La ou le bas blesse, c’est qu’il vous faudra être extrêmement renseignés sur le jeu et être incroyablement impliqués, si vous ne voulez pas perdre une dizaine d’heures à farmer pour rattraper une mauvaise décision telle qu’avoir vendu une mauvaise plante ou oublié d’améliorer un équipement. Car vous aurez besoin de ressources considérables pour certaines quêtes. Le jeu cependant ne vous imposera aucune limite de temps, si vous ratez un printemps, vous aurez celui de l’an d’après pour arranger ça. Faites attention tout de même, les journées passent très (voir trop) vite, et vous ne pouvez rien faire la nuit;

 

Dans la mine

Passons maintenant aux côtés techniques du jeu. Il a l’avantage de tourner sur toutes les machines, étant en 2D pixelisé. Le jeu se veut très coloré, aux limites de la saturation. Les animations sont belles et le cycle jour nuit assez convaincant. Tout cela va de pair avec la bande son, de qualité. Avec des effets sonores saisissants tout en gardant l’aspect vintage, et des musiques très (trop ?) présentes qui se laissent écouter.
On l’aura compris, le jeu se veut paisible et relaxant, ce qui est le cas dans la forme. Cependant l’exigence pour réussir est telle qu’elle vous fera stresser à la moindre décision à prendre. Ces deux aspects aux antipodes l’un de l’autre vont frustrer le hardcore gamer qui voudra explorer le jeu à 100%, mais raviront les casual gamers qui voudront se balader sans trop s’inquiéter de se faire attaquer par un ours ou je ne sais quelle bête.

 

 

En conclusion :
– Graphismes : Il est difficile de noter objectivement des graphismes 2D. Le jeu se veut hyper coloré et joyeux, le pari est réussi de ce côté là.

15/20 Bande-son : Les musiques constamment présentes, bien que de qualité, en énerveront peut être quelques uns .

12/20 Scénario : Ca part de tous les côtés, tout en restant très sporadique sur les informations, à nous de deviner ce qu’il se passe.

18/20 Jouabilité : Très facile à prendre un main, c’est un jeu qui rappellera un peu Minecraft ou Terraria. Gérer sa ferme, farm, tuer des monstres.

-/20 Durée de vie : On ne peut évaluer un jeu qui propose ad aeternam de l’exploration et de l’exploitation. Vous pourrez agrandir votre ferme sur tout votre terrain si vous le voulez.

La note du rédacteur : 16/20

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