Test Sunset Overdrive – Xbox one

4 novembre 2014, par , 4 Commentaires

Les gamers quelque peu attentifs à la scène vidéoludique, ont sans doute entendu parler du développeur Insomniac Games pour ses nombreux succès qui ont fait des heureux sur plusieurs générations de Playstation tels que Spyro, Ratchet & Clank ainsi que Resistance. Étonnement, les gars d’Insomniac sont de retour et ont changé leur fusil d’épaule en développant le jeu Sunset Overdrive exclusivement réservé aux utilisateurs de la Xbox one.

sunset overdriveSi vous êtes amateurs d’humour trash et bien gras, tout ça vous sera servi sur un plateau d’argent du début à la fin. Autant pour le scénario principal que pour tout ce qui est secondaire, ce plat vous sera présenté avec un parfait assaisonnement de ridicule accompagné d’amusements éclatés dans un monde ouvert riche en couleurs. Nous sommes en 2027. La majorité de la population s’est transformée en mutants nommés OD. Pour la plupart des citoyens de Sunset City c’est la fin du monde, la fin du rêve Sunsetain. Mais pour votre personnage, c’est le début d’une nouvelle vie enfin gorgée d’aventures. En effet, quand Fizzco, une entreprise dont les pouvoirs dépassent quelque peu l’entendement, organise une fête de lancement pour sa nouvelle boisson énergétique appelée OverCharge, tout se met à déraper rapidement. Fizzco ferme alors la ville en espérant que les mutants se digéreront entre eux. Votre protagoniste profitera donc de l’occasion de ne plus avoir d’attaches de vie ennuyantes et routinières pour réaliser son plein potentiel. Il va sans dire, potentiel complètement absurde, sans limites et surtout sans pudeur. Le mot d’ordre: laisser tomber toutes inhibitions physiques, psychologiques et intellectuelles. Si vous n’êtes pas un amateur d’humour au premier degré, le jeu pourra vous sembler lassant en raison de son scénario, mais dans le cas contraire, celui-ci se révélera bien ficelé et pourra s’apprécier sans trop de réflexions.

sunset overdrive (4)Mis à part un humour omniprésent, plusieurs autres ingrédients font de ce jeu ce qu’il est, c’est-à-dire, un must play. Au bout de quelques heures de jeu seulement, pour simplifier les explications concernant les nombreux systèmes mis sur pied par Insomniac Games, vous aurez, par l’entremise de « Rushs » et « Overdrives » l’opportunité d’amplifier toutes les capacités de votre personnage et de vos armes. Les « Rushs » et les « Overdrives » sont des jetons que vous accumulerez en faisant tout péter autour de vous et en complétant vos objectifs. À la base, la formule proposée par les développeurs n’est pas si différente de celle présentée par les autres développeurs de jeux à monde ouvert. En gros, vous devrez vous rendre au point A afin d’y rencontrer un personnage qui vous enverra alors compléter un objectif au point B et vous reviendrez à votre point de départ A pour collecter votre récompense.  Rien de bien nouveau à ce niveau, mais cette formule connue est-elle pour autant ennuyante dans Sunset Overdrive? Absolument pas! C’est par son système de déplacements innovateur que le jeu à monde ouvert se démarque de ses concurrents. Votre personnage, que vous pourrez personnaliser de toutes pièces autant de fois que vous le souhaiterez du début à la fin du jeu, peut sauter et rebondir sur les voitures, les arbres, les bateaux, il peut courir sur les murs, il a enfin aussi la capacité de glisser sur les rampes, l’eau, les lignes à haute tension, les balustrades et j’en oublie tellement il y en a. Au début tout ça se maîtrise difficilement pour le joueur, vos doigts feront beaucoup de conditionnement  physique, mais après peu de temps pour les plus habitués et quelques petites heures pour les autres, tout devient soudainement très fluide et spectaculaire. Le joueur n’a d’autre choix que de se familiariser avec cette notion du mouvement puisque les déplacements à pieds ont volontairement été programmés pour être très lents. Ce qui rend le personnage plus que vulnérable aux attaques ennemies. Seul point peut-être un peu dérangeant dans toute cette action continuelle, c’est qu’en plus de contrôler vos armes et vos déplacements fous, vous serez également en contrôle de la caméra.

sunset overdrive (5)Visuellement, Sunset City se tire plutôt bien d’affaire pour un titre en début de nouvelle génération avec autant d’action envahissant l’écran. Dans ses animations presque sans faille, son univers riche en couleurs et en détail, son ambiance éclatée et son horizon vertical à perte de vue, Sunset Overdrive  réussira à vous enchanter.  Mis à part les occasionnelles baisses de FPS, l’image de ce shooter est bien balancée compte tenu de l’orgie visuelle qui vous inondera le regard quand vous serez en train de « grinder » une ligne à haute tension, tout en utilisant votre fusil lanceur de nounours explosifs sur une horde d’overdosés en manque de violence absurde. Malheureusement, tout ce contenu visuel explosif et détaillé est mal supporté par une trame sonore répétitive qui peut finir parfois par rendre le joueur comateux.

sunset overdrive (2)Parlant d’orgie visuelle, partout dans la ville vous tomberez sur des photomatons qui vous permettront d’accéder au système de multijoueur appelé « chaos mode ». Ce mode de jeu est une belle addition, mais il manque cruellement de contenu pour l’instant. Il sert davantage à foutre la pagaille entre amis dans la ville qu’à quoi que ce soit d’autre. Ce mode nécessitera un enrichissement de contenu le plus rapidement possible, sinon le feu s’éteindra vite et ce n’est pas avec le «chaos mode » qu’Insomniac pourra faire la mise en marché ni du jeu, ni du season pass. Toutefois, point intéressant du « chaos mode », vous pouvez continuer à jouer en mode campagne pendant que le jeu recherche d’autres joueurs qui veulent tenter de faire tout éclater en compagnie de sept autres joueurs. Donc, rien de bien révolutionnaire en somme.

sunset overdriveSunset Overdrive reprend bien les éléments tirés de plusieurs jeux à succès. Il n’est pas une révolution en soit, mais il représente une très belle entrée en scène pour les gars d’Insomniacs Games sur la Xbox one. Avec son caractère humoristique déjanté, son univers riche et son gameplay plus qu’amusant, son histoire principale vous tiendra occupé de 10 à 15 heures. Pour les complétistes, si vous ajoutez les missions secondaires ainsi que tous les défis que le jeu vous lancera, vous pourrez étendre votre expérience jusqu’à au moins une quarantaine d’heures. C’est d’ailleurs avec plaisir que l’on finit par s’attarder à ces facettes secondaires du jeu. C’est pourquoi il deviendra facile pour le joueur de pardonner à Sunset Overdrive sa trame sonore redondante et son manque de contenu en ligne. Évidemment, pour les oreilles sensibles au trash talking, c’est probablement un jeu à éviter, pour les autres, c’est un must play!

En conclusion:

17/20 Graphismes: Le monde ouvert de Sunset Overdrive ne déçoit pas au niveau visuel. Il tire très bien son épingle du jeu en misant sur les thématiques de l’humour et du dessin animé.

12/20 Bande-son: Les musiques sont excellentes. Le problème de la trame sonore est sa redondance. On aurait intérêt à ajouter au minimum une dizaine de titres.

17/20 Scénario: Un très bon scénario qui ne se prend pas au sérieux. Insomniac Games réussit l’exploit de maîtriser un humour trash de premier degré sans tomber dans une stupidité involontaire. Les scénaristes ont fait preuve d’une stupidité volontaire. Maîtriser la stupidité est un signe d’intelligence.

18/20 Jouabilité: En réussissant à rendre la monotonie des déplacements de la plupart des jeux à monde ouvert variés, riches, interactifs et attrayants, Insomniac Games a réussis tout un exploit. Jamais on ne s’ennuie dans ce jeu à l’action éternelle.

17/20 Durée de vie: Il faut compter plus ou moins 15 heures de campagne principale. Ajouter à cela un bon 20-30 heures d’objectifs secondaires et une dizaine d’heures avant de se lasser du multijoueur. Somme toute, la durée de vie est plus que bonne.

11/20 Multijoueur: Le multijoueur n’est pas très varié, il manque malheureusement de contenu et de mode et est caractérisé par une redondance à peine voilée.

A propos de l'auteur:

Je suis un GAMER Québécois fier et un auteur passionné. J’ai publié mon premier roman, Pigeon sur rue, en mars 2014 aux éditions Des Immortels au Québec. Étant un travailleur infatigable et imaginatif, je travaille déjà à la rédaction d’un deuxième récit. Mes temps libres se composent de mes enfants et lorsqu'ils dorment c'est ma console Xbox one qui prend le relais.

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4 Commentaires

  1. PrincessZelda 5 novembre 2014 à 4 h 06 min

    Sa donne envie de jouer!

  2. Millencolin182 5 novembre 2014 à 17 h 37 min

    Super critique!!! Les gars d’IGN peuvent allez se r’habiller!! PS: Vous faites chiez Insomniac d’avoir fait ce jeu sur xbox one au lieu du PS4.

  3. Ric God2068 6 novembre 2014 à 17 h 36 min

    Zelda, tu devrais si tu as la Xbox one.

  4. Ric God2068 6 novembre 2014 à 17 h 37 min

    Merci Millencolin. IGN is going down!

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